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August 22, 2001 The French Language in Québec and the Constraints on our Legislators Public discourse in Québec currently includes significant debate over the need for enhanced measures to promote the French language, particularly through legislative means. If existing measures or proposed new measures are to be characterized as legitimate in human rights terms, then those measures must be of an exceptional or a temporary nature. For language promotion measures to be legitimate, they must address a carefully defined social problem, aim to achieve precise results, and achieve these results in a reasonable time frame. The use and vitality of a language is only assured in real life if the populace has a practical interest in using the language and seeing it flourish. French will be only be spoken over the long term if it retains a ability to capture the rich information required for daily life in a modern society. If the French language needs permanent legislative crutches to survive, it will lose its popular character and its spontaneity. Bureaucrats will become responsible for the language's evolution and adaptation. At the end of the day, this will be the sign that there's no future for us as francophones in North America. Further, any social engineering measure must show itself to be generous toward the minorities that will suffer its effects while those measures apply. It is against that standard that Québec's generosity and maturity as a modern society must be measured. If, however, Québec's new language initiatives appear meretricious, small-minded and without any goal but to ensure the domination of the French language in Québec, and if these initiatives fail to include clear time lines that lead to the throwing away of the legislative crutches, then we would do well to worry about the motives currently driving the secessionist leadership in Québec. Étienne Sepulchre
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le 22 août 2001 Le français au Québec et les contraintes du législateur On discute passablement ces temps-ci au Québec du besoin de renforcer les mesures de promotion de la langue française, notamment par voie législative. Or, si les mesures existantes et les nouvelles mesures proposées peuvent prétendre à une certaine légitimité au regard des droits de la personne, ce n'est qu'à titre de mesures d'exception et de mesures temporaires. Pour rendre ces mesures acceptables, il faut soigneusement définir le problème social à régler, fixer des objectifs précis ainsi qu'un échéancier pas trop éloigné pour leur réalisation. L'usage d'une langue est assuré et ne devient croissant dans les faits que si la population y trouve son intérêt. Dans le cas du français, il ne sera parlé à long terme que s'il contient l'ensemble des informations nécessaires à la vie quotidienne d'une société moderne. Si la langue française a besoin de béquilles législatives permanentes pour survivre, elle va perdre de son caractère populaire et spontané. Ses mécanismes internes d'évolution et d'adaptation vont devenir l'affaires de fonctionnaires. Au bout du compte, ce serait là le signe qu'il n'y a pas d'avenir pour nous francophones en Amérique du Nord. Par ailleurs, toute mesure de correction sociale se doit de se montrer généreuse envers les minorités qui en subiront les contre-coups pendant la durée de leur application. C'est à cela que la générosité du Québec et, partant, sa maturité en tant que société moderne devra se mesurer. Si par contre, les nouvelles mesures linguistiques québécoises semblent tatillonnes, mesquines, sans autre but que d'assurer la domination de la langue française au Québec et sans échéancier précis pour un retour à un régime non légiféré, il y a lieu de s'inquiéter des motifs qui animent en ce moment les dirigeants indépendantistes du Québec. Étienne Sepulchre
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