June 25, 2001

Secession - Non Resident Voting Rights

Many Canadians think that "Western Alienation" is a complicated issue. It is not rocket science: westerners are simply tired of being ignored. The dialogue of national unity cannot take place between only Ottawa and Quebec City. The journey to a truly unified Canada needs to include all Canadians, every step of the way.

Physically, Western Canada comprises half of the country, but it has occupied little space in the minds of non-Western Canadians for most of the 133 years of Confederation. The only time that attention is paid to the West is when westerners reject another insulting piece of legislation intended to benefit central Canada. In 1930, western provinces finally received control over their own natural resources, 25 years after becoming provinces. More recently, the last 30 years of economic prosperity in Alberta and British Columbia has been marginalized as an event of passing interest at best. This is a classic case of the New Rich desiring the recognition of the Old Money, and bridling at the rebuke.

The attention of Canadian politics has been focused on Quebec for the last 30 years. From the October Crisis of 1970, to the referendums of 1980 and 1995, Quebec has held Ottawa's ear for a generation. This is primarily due to the continuation of Quebecois Prime Ministers. The last non-Quebecois Prime Minister, other than the internships of Joe Clark, John Turner, or Kim Campbell, was Lester B. Pearson. Since his resignation in 1968, Quebeckers have run Canada in the shadow of the parochial sensitivities of their province. They have been willing to do whatever they could to please Quebec at the cost of the "Rest of Canada". The Charter, the 1982 Constitution Act, Meech Lake and the Charlottetown Accord, are merely the latest in a series of major blunders.

Quebec is now one of ten provinces, and was one of the four original provinces. The idea that English and French were the founding nations of Canada is a narrow-minded notion that is as antiquated as the "White Man's Burden". The two founding nations of Canada were European and Aboriginal. To think that only Europeans created this country is ignorant and insulting the Aboriginals of Canada have contributed as much to the creation and early prosperity of Canada as anyone. And to propose that the English and French were the only Europeans who built this country is also selective history. Irish, Scottish, German, Norwegian, Russian, Polish, Dutch, Italian, Greek, Portuguese, Spanish and other European immigrants have all contributed to the building of Canada. To call a Ukrainian from Yorkton, an Irishman from Victoria or an Ethiopian from Ottawa, "English" is confused at best. And it was not only the Europeans who came to build this country. Canada's nation-building railroads took many Asian lives in their making, Asians who first had to pay a head tax to enter the country.

Canada has prospered because of the strengths of its regions, its provinces, and all of its people. Politicians who focus on and amplify the differences and problems that may exist are sapping that strength. The CA and the Bloc Quebecois are the greatest threats to Canada and Canadian unity because of their destructive dimension. Federalist gains have been made in Quebec, but attention needs to be paid to western issues before another major fissure opens.

When considering Western Alienation, one should not presume that all westerners love the Canadian Alliance or the Reform Party, as it is just not true. But one should also not be complacent in the thought that all true-hearted westerners are staunch defenders of Canadian unity. Angst is a word more often felt than used, but its spread in the west is giving rise to its more powerful cousin, anger. An ideal marriage is a beautiful thing, but the vision of what could be, what should be, tastes more and more awful with each gulp of what is. This Canada is not what it could be, many westerners see and feel it, and the opportunities and possibilities of change seem more and more distant each day.

Born and grown in the West

le 25 juin 2001

Malaise profond dans l'Ouest

Beaucoup de Canadiens considèrent le phénomène de l'aliénation de l'Ouest comme ayant des causes complexes. Il n'est pourtant pas nécessaire d'avoir la tête à Papineau pour comprendre que les gens résidant à l'ouest de l'Ontario en ont ras le bol d'être ignorés. Le débat sur l'unité canadienne ne peut se limiter à un dialogue entre Ottawa et Québec. La route semée d'embûches qui mène à un Canada uni se doit d'accueillir l'ensemble des Canadiens.

Géographiquement, l'Ouest canadien occupe la moitié du territoire, mais depuis les 133 ans que dure la Confédération, les Canadiens qui ne proviennent pas de l'Ouest n'accordent aucune attention à cette région. Le seul moment où l'on s'occupe réellement de l'Ouest, c'est quand ses habitants rejettent une loi offensante à leur égard ou conçue pour le seul bénéfice du Canada central. En fait, ce n'est qu'en 1930, soit 25 ans après avoir obtenu le statut de provinces, qu'on leur cède le contrôle de leurs propres ressources naturelles. Plus récemment, les 30 dernières années de prospérité économique en Alberta et en Colombie Britannique sont passées inaperçues dans le reste du pays, ne méritant que des mentions sans conséquence. C'est le cas classique du nouveau riche convoitant la reconnaissance d'un milieu plus établi et qui ne reçoit que réprimandes sur réprimandes.

Les regards dans l'arène politique sont fixés sur le Québec depuis 30 ans. Depuis la Crise d'octobre en 1970 en passant par les référendums de 1980 et 1995, c'est le Québec qui monopolise l'attention d'Ottawa et de toute une génération. Cela est dû principalement à la série premiers ministres québécois que nous avons eus. Pour trouver un premier ministre non-Québécois, si l'on fait exception des courts règnes de Joe Clark, de John Turner et de Kim Campbell, il faut remonter à Lester B. Pearson. Depuis sa démission en 1968, les Québécois ont dirigé le Canada de façon à ménager les sensibilités locales à l'intérieur de leur province d'origine. Ils ont cherché à plaire au Québec au détriment du " reste du Canada ". La Charte des droits, le rapatriement de la Constitution en 1982, le Lac Meech et l'Entente de Charlottetown, constituent autant d'exemples parmi d'autres de bévues monumentales.

Le Québec est désormais une province dans un groupe de dix, alors qu'autrefois cette province était une des quatre originales. L'idée que les Anglais et les Français constituent les peuples fondateurs du Canada est complètement dépassée. Les deux vrais peuples fondateurs du Canada furent les Européens et les Autochtones. Ceux qui croient que seuls les Européens ont créé notre pays profèrent une insulte majeure. Les Autochtones du Canada ont contribué autant à sa création et à sa prospérité initiale que n'importe qui. Et prétendre que les Anglais et les Français furent les seuls Européens qui ont construit le pays, c'est faire preuve de mémoire sélective. L'Irlandais, les Écossais, les Allemands, les Norvégiens, les Russes, les Polonais, les Hollandais, les Italiens, les Grecs, les Portugais, les Espagnols et d'autres ont contribué au développement du Canada. Dire d'un Ukrainien de Yorkton, d'un Irlandais de Victoria ou d'un Ethiopien d'Ottawa qu'il est " Anglais " est pour le moins source de confusion. Ce ne sont pas seulement les Européens qui ont construit le Canada. La construction de nos chemins de fer a coûté la vie de plusieurs asiatiques, alors même que nous forcions ceux-ci à payer un impôt spécial pour entrer au pays.

Si le Canada a connu la prospérité, c'est à cause de la force de ses régions, de ses provinces et de tous ses habitants. Les politiciens qui tentent d'exacerber les différences et les problèmes qui peuvent exister amenuisent cette force. L'Alliance Canadienne et le Bloc Québécois à cet égard représentent la plus grande menace pour l l'unité canadienne à cause de leur caractère destructeur. Le fédéralisme a enregistré quelques gains au Québec ces derniers temps, mais l'attention doit se porter sur les problèmes des citoyens de l'ouest avec que ne se crée une autre conflagration majeure.

Lorsque l'on examine le phénomène de l'aliénation de l'Ouest, il ne faut pas présumer que tous les habitants du Manitoba à la Colombie sont des partisans de l'Alliance Canadienne ou du Parti réformiste. Cela n'est tout simplement pas vrai. Mais il ne faut pas croire non plus que les résidents de l'Ouest sont des défenseurs loyaux et sincères de l'unité canadienne. L'angoisse est un mot plus souvent ressenti qu'exprimé, mais sa diffusion dans l'Ouest semble donner naissance à son cousin plus puissant, la colère. Un mariage idéal vaut tout l'or du monde, mais la différence entre ce qui devrait exister et ce qui est laisse de plus en plus un goût amer dans la bouche des Canadiens de l'Ouest. Pour beaucoup de gens dans l'Ouest, le Canada ne satisfait pas la population de leur coin du pays et les possibilités de changer cette situation semblent de plus en plus éloignées chaque jour.

Né et cultivé dans l'Ouest


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