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September 22, 2001 The Identity Onion Of the 149 recommendations of the États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, by far the most refreshing and forward-looking was that of provincial citizenship. Contrary to the unvaried interpretations of Canada's traditional media, this would not be a step towards secession. The reaction of the Pequistes should have been the biggest clue that this is, in fact, a pro-unity, nation-building recommendation straight from the pages of the cosmonationalist1 handbook.
The trick to making provincial citizenship decidedly pro-unity is to manage the layered identities so that they do not turn inwards, disrupting the realization of parallel forms. Provincial identities and citizenships should be actively promoted as building blocks to national citizenship. This is not merely semantics, playing with words to describe what already exists intuitively. Provincial citizenship would have significant logistical benefits that are now covered by a patchwork of residency requirements. It would also be a significant psychological hurray for us and hurray for us all!
Variety is the spice of life - let's marinate in it, not boil it away. Each Canadian is a different onion, with many sources of flavour. Sure, we're all red, white, and red on the outside, but peel away the layers, and the beautiful juices of Canadian regions, provinces, cities, towns, families, and individuals burst out. The overlying taste has that same Canadiana bouquet, but what a difference the growing conditions make! This one has that feisty western flavour, mmm, that salty maritime onion makes me want to sing, and oh, the freshness of that expanding northern crop! The Identity Onion, how sweet it is.
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le 22 septembre 2001 Notre identité vue comme un oignon Des 149 recommandations formulées par Les États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, de loin la plus intéressante et la plus prometteuse du point de vue fédéraliste est celle qui vise la création d'une citoyenneté provinciale. Contrairement à ce qu'ont rapporté les médias traditionnels du Canada, un tel événement ne serait pas un pas vers la sécession. L'accueil froid qu'ont du reste réservé les partisans péquistes à cette proposition témoigne qu'il s'agit en fait d'une résolution favorisant l'unité canadienne et qui serait digne d'avoir été rédigée par un cosmonationaliste1 convaincu. Que signifie ce concept de citoyenneté provinciale aux yeux des Québécois? Pour monsieur Tout-le monde, cela constitue une reconnaissance non seulement de sa différence au plan individuel mais également de la différence du groupe auquel il appartient. On reconnaîtrait que NOUS sommes Québécois, que NOUS sommes différents et que cela a de l'importance. Qu'obtient-on cependant à partir du moment où l'on crée une citoyenneté provinciale en parallèle et non en remplacement de la citoyenneté canadienne ? On envoie tout simplement le message suivant : " Nous sommes différents, mais faisons partie de quelque chose de plus vaste. NOUS sommes Québécois certes, mais NOUS sommes en même temps Canadiens, et cela compte aussi! Les politiciens péquistes ont peur de transmettre un tel message. Ils craignent que leurs commettants ne se rendent compte que le fait d'avoir plusieurs identités n'a rien de répréhensible, que diverses couches d'identité peuvent co-exister en harmonie chez un individu, que l'on peut être à la fois Québécois et Canadien. La création d'une citoyenneté provinciale pourrait de fait contribuer à satisfaire les gens qui, au Québec et ailleurs, ressentent une forte affinité avec les personnes vivant proche de chez eux et qui désirent célébrer leur groupe d'appartenance au moyen de symboles politiquement visibles. Mais si l'on veut réellement faire de la citoyenneté provinciale un outil d'unité, il convient de faire en sorte que les diverses couches d'identité qui composent notre société cessent de regarder vers l'intérieur et d'entraver mutuellement leur évolution. L'identité et la citoyenneté provinciale devraient être activement promues en tant que composantes de la citoyenneté nationale. Ce n'est pas là un jeu de mots ou de la rhétorique; ce concept décrit ce que plusieurs d'entre nous ressentons déjà intuitivement. La mise sur pied d'une citoyenneté provinciale aurait des bénéfices majeurs au plan logistique, nous épargnant entre autres une foule de règlements portant sur la mobilité et le lieu de résidence. Ce serait aussi une victoire psychologique importante pour notre camp et une victoire pour nous tous! Le seul danger c'est que les citoyens qui sont attachés au Canada " d'un océan à l'autre " et qui embrassent déjà leur pays dans sa totale diversité puissent se sentir exclus et estimer que le pan-canadianisme naissant menacé par une telle proposition. Or, c'est précisément ce qui rend l'option cosmonationaliste si captivante, puisque ouverte à tant de possibilités; à tant de registres et nuances entre les individus, du moins si cela ne les empêche pas d'atteindre leur plein potentiel. Pour certains, l'attachement à leur patelin d'origine sera primordial; pour d'autres, cela n'aura aucune importance. Certains individus trouveront insignifiant le concept de citoyenneté provinciale en comparaison de leur citoyenneté canadienne. Qu'importe, si au bout du compte nous pouvons dire ensemble que nous sommes Canadiens. La diversité met du piquant dans la vie " C'est la raison pour laquelle il est préférable de faire mariner que de faire bouillir. Chaque Canadien est un oignon différent aux saveurs particulières. Bien que vus de l'extérieur, nous ayons tous la même enveloppe rouge, blanche et rouge, si l'on enlève cette pellicule, nous dégageons le jus aromatique des différentes régions canadiennes, des provinces, des villes, des villages, des familles et des individus. Le goût général de nos oignons est peut-être dominé par le bouquet, mais c'est fou ce que les conditions de croissance peuvent influer sur la saveur! Cet oignon-ci par exemple a le goût viril des provinces de l'Ouest, mmm. Celui-là à saveur saline me donne envie de chanter les Maritimes. Et, oooo, cette fraîcheur sublime, elle ne peut appartenir qu'à un oignon nordique. Quel régal en effet que l'oignon de notre identité.
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