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Unité canadienne et changement climatique : pourquoi c'est Stephen Harper qui doit agir

L'unité canadienne est une équation complexe qui, à la différence d'une formule purement mathématique, change continuellement au fur et à mesure que notre pays et ses éléments constitutifs évoluent face aux événements. Puisqu'il s'avère évident que le monde est en train de subir un bouleversement climatique profond, il convient d'amorcer une réflexion sur la façon dont notre politique face aux bouleversements climatiques peut affecter le débat sur l'unité canadienne.

C'est indubitablement la combustion de carburants issus de fossiles qui fait grimper la température à travers le monde. Au Canada, l'extraction de tels carburants a lieu principalement en Alberta et dans une moindre mesure en Saskatchewan et à Terre-neuve. L'extraction qui a lieu en Alberta contribue de façon significative au réchauffement global, car elle exige l'utilisation d'énormes quantités de gaz naturel pour extraire l'huile des sables bitumineux. L'économie de ces trois provinces dépendant largement de l'extraction des carburants fossiles, les mesures nécessitées par le Protocole Kyoto auraient sévèrement nui à leurs perspectives économiques, du moins à court terme. Par contre, la grande majorité des citoyens canadiens des provinces non productrices de pétrole demeurent pour leur part en faveur du Protocole Kyoto.

Dans ce contexte, c'est la raison pour laquelle il est opportun de tenir compte des ramifications pour l'unité canadienne de toute décision relative à l'exploitation pétrolière et gazifière.

Si le Premier ministre Stephen Harper signait un accord semblable à celui de Kyoto, les Albertains seraient probablement extrêmement surpris, mais étant donné que M. Harper est lui-même Albertain et que la base électorale de son parti se situe également en Alberta, on lui pardonnerait un tel changement de cap. Par contre, si Stéphane Dion formait le prochain gouvernement, avec l'appui de l'Ontario et du Québec et s'il signait un accord du genre de Kyoto, la dynamique serait extrêmement hasardeuse pour l'unité canadienne. Les Albertains pourraient fort bien se rebeller contre le gouvernement central et donner naissance à un mouvement séparatiste d'envergure. Par conséquent, au plan de l'unité canadienne, il serait souhaitable que ce soient les Conservateurs de Stephen Harper qui tentent d'apporter une solution à la question du changement climatique. S'ils échouaient, les Libéraux se verraient forcés de le faire à leur place, mais cela risquerait d'avoir des conséquences plus que néfastes pour l'unité du pays.


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