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De fait, la question de notre avenir n'a pas été remisée et ne le sera sûrement pas à court ou à moyen terme.
Toute personne qui croirait les derniers sondages, lesquels prédisent l'extinction de la menace péquiste,
ferait preuve d'une désolante naïveté. En effet l'unité canadienne obéit à un mouvement de va-et-vient cyclique.
Ce mouvement, tel celui d'un balancier, vient d'atteindre le point extrême où il se trouvait au début des
années 80, alors que le PQ avait perdu le premier référendum sur la sécession et que la question de l'indépendance
semblait définitivement réglée.
Aujourd'hui de nouveau, en dépit des apparences, le sécessionnisme est loin d'être mort au Canada et c'est
maintenant qu'il faut se préparer pour le jour où le balancier se mettra en branle en sens inverse. C'est à
l'ensemble des Canadiens qu'il incombe de se montrer vigilants, et plus particulièrement aux adeptes du fédéralisme.
Car le fédéralisme est une idée extrêmement puissante, qui dépasse de loin les courants nationalistes primitifs
et stériles que l'on retrouve parmi les extrémistes tant anglophones et que francophones du Canada.
C'est ici que le Livre blanc que nous avons publié le mois dernier peut être d'un grand secours et devenir une
source d'inspiration face au nationalisme ethnique qui germe dans certains coins du pays. De nombreux lecteurs
nous ont déjà fait part de leurs critiques en rapport avec notre Livre blanc et nous les encourageons à continuer.
Nous avons finalement décidé d'articuler notre position après des années de dialogue patient et d'observations. Au fil du temps, nous nous sommes équipés
pour faire entendre notre voix sur le web et intervenir activement dans le débat national.
Croire que le problème du sécessionnisme s'estompera de lui-même, c'est se bercer d'illusion. Le prix de l'unité,
c'est celui d'une implication active et directe.
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