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| Uni.ca préconise que le chef d'état canadien soit non plus un monarque britannique, mais un citoyen ou une citoyenne de notre pays. Historiquement parlant, il s'agit là d'une évolution normale, qui ne diminuerait en rien la contribution antérieure de la monarchie à notre rêve national et qui n'effacerait pas la Couronne de la mémoire collective des Canadiens. De fait, le Canada pourrait continuer de célébrer la monarchie au même titre que d'autres symboles britanniques, notamment par le biais de son adhésion au Commonwealth. |
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Il convient de reconnaître que la souveraine britannique est perçue par de nombreux
Canadiens, et certainement par la grande majorité des Francophones, comme un vestige
de domination britannique. De fait, la royauté suggère subtilement aux Canadiens que
nous vivons dans un pays de race blanche, anglo-saxon et protestant, favorisant la
tradition de l'Angleterre, et que nous considérons la hiérarchie et l'hérédité comme
ayant préséance sur la démocratie et le mérite. Il serait sage d'anticiper le futur et de reconnaître que d'avoir un monarque étranger à la tête de l'Etat ne reflète ni la démocratie ni l'indépendance du Canada ni la composition démographique du pays. Au lieu de nous unir, la couronne divise les Canadiens. Selon les derniers sondages, la moitié d'entre eux s'objectent à la monarchie, tandis que la quasi totalité des Québécois y sont hostiles. En évitant de faire face à la situation, et par insouciance, nous sommes parvenus à nous doter d'un chef d'Etat qui non seulement ne fait pas l'unanimité, mais qui n'a pratiquement aucun rapport avec la réalité de notre pays. Il est temps d'engager un débat et une discussion sérieuse sur cette question. Au Canada, nous avons un monarque britannique comme chef d'Etat (représenté par le Gouverneur-général) et un Premier ministre, chef du gouvernement. Si l'on fait abstraction de la manière dont ils sont choisis, il faut admettre que les deux personnages rapportent des bénéfices non négligeables au plan administratif. Un chef d'Etat impartial personnifie l'état et l'appareil politique ; durant une crise, comme un phare, il s'érige au-dessus des débats partisans. À l'occasion, le chef d'État peut remplacer le Premier ministre lors de cérémonies protocolaires et agir comme « frein » ou comme conseiller privé du Premier ministre. Nous avons besoin de porte-étendards pour refléter les caractéristiques bilingues et multiculturelles de notre pays, pour agir comme symbole de nos accomplissements et de notre fierté, pour être des modèles pour nos jeunes et projeter les valeurs canadiennes à l'étranger. Uni.ca préconise par conséquent le choix d'un chef état de chez nous en précisant que :
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