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6- Mais M. le Ministre ne pensez-vous pas qu'éventuellement, inévitablement nous allons devoir ouvrir le dossier constitutionnel ? Je pense que oui. Vous savez, il y a un événement qui s'est produit en 1982 et c'est la non adhésion politique du Québec au compromis constitutionnel. Le Québec n'a jamais adhéré politiquement au rapatriement de la Constitution en 1982. J'avoue d'emblée que le rapatriement, c'est constitutionnel qu'on le veuille ou non. La loi de 1982, elle-même est constitutionnelle. Donc forcément l'adhésion du Québec à ce pacte doit passer par des voies constitutionnelles. Du reste, ce n'est pas demain la veille qu'on y arrivera. D'autre part, il y a quelque chose de terriblement agaçant dans le fait qu'une société qui représente 24 ou 25% de la population canadienne n'ait pas encore adhéré au compromis constitutionnel. Il y a quelque chose d'extrêmement dérangeant là-dedans. Et à mon avis, il va falloir un jour ou l'autre s'attaquer aux questions constitutionnelles.
e;-dessus à cause de la philosophie indépendantiste de son parti. Il y a aussi eu une entente sur la main d'œuvre qui a été conclue entre Ottawa et Québec. Nous sommes en train de conclure un certain nombre d'ententes avec Ottawa. Dans plusieurs cas, nous sommes bien heureux du type de partenariat qu'on a réussi à développer. Il y a des choses qui fonctionnent, des choses qui vont bien. Et il y a des choses qui vont moins bien. Mais bâtir une société, c'est ça. Il faut l'accepter comme étant une composante essentielle de tout engagement politique qui porte sur l'édification de la société de demain.
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