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LE PARTI QUÉBÉCOIS
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Le Parti Québécois est un parti provincial dont le siège se situe dans la ville de Québec. Le parti a été mis sur pied par René Lévesque, qui fut son chef de 1968 à 1982. Durant cette période, le PQ a gouverné le Québec de 1976 à 1982. En 1979, les Péquistes ont publié un manifeste "D'égal à égal", décrivant leur désir d'entraîner le Québec hors de la fédération canadienne.
Lévesque,
fondateur du partiLe premier référendum sur la sécession a lieu en 1980. La question posée est interminable et alambiquée:
"Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada ? _____ Oui _____ Non"
40.44%
59.56%
Parizeau,
l'homme de la 2è tentativeAprès la défaite, Lévesque s'est exclamé "... à la prochaine fois" (écoutez). Le chef suivant fut Pierre-Marc Johnson, auquel succéda en 1988 l'ancien ministre de René Lévesque, Jacques Parizeau. M. Parizeau demeurera en poste jusqu'en 1996. Pendant cette période, le PQ fut reporté au pouvoir en 1994.
Un second référendum sur la sécession eut lieu en 1995 (au coût de $63,5 millions), cette fois avec une question plus courte mais encore plus nébuleuse:
"Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de Loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 Oui ou Non?"
49.42%
50.58%
Après sa défaite, Parizeau livre un discours amer et controversé dans lequel il blâme la défaite sur "l'argent et les votes ethniques."
Bouchard: dans l'attente des "conditions gagnantes" Successeur de Parizeau et chef actuel du PQ, Lucien Bouchard occupe le siège du premier ministre à l'Assemblée nationale.
Le PQ est une coalition hétéroclite composée de membres dont l'allégeance se situe parfois à l'extrême droite; parmi eux on trouve également des socialistes convaincus et toute une gamme allant des plus modérés aux fanatiques endurcis. Ce qui les unit, c'est le nationalisme ethnique, qui s'exprime par l'appel à la sécession et à l'indépendance. Le PQ en tant qu'organisme fonctionne de façon aussi sophistiquée que n'importe quel parti démocratique occidental.
L'élection de 1998 au Québec voit les Libéraux fédéralistes de Jean Charest obtenir plus de voix que le PQ, mais c'est le PQ qui l'emporte en raison de la distribution des sièges de l'Assemblée provinciale (voir le programme du PQ en 1998).
Le PQ dépense des millions pour promouvoir la sécession du Québec sur le plan international. La France représente son allié principal, et ce, depuis le fameux "Vive le Québec libre!" lancé par Charles de Gaulle à Montréal durant les années 60. Jacques Chirac, Président actuel de la République, a été moins bruyant dernièrement, préférant dire qu'il "accompagnera le Québec quel que soit son choix". Le Président Clinton des États-Unis, par contre, s'est taillé une place dans l'histoire canadienne en prononçant un discours anti-sécessionniste au Mont-Tremblant en 1999 . Son discours qui mentionne subtilement et indirectement le Québec, visait Lucien Bouchard assis au premières loges dans l'auditoire et que le Président regardait directement à des moments-clé de son allocution.
Pour le moment, Bouchard sait qu'il n'a pas 50% de la population de son côté. S'il pose une question claire, la réponse qui lui reviendra sera encore sans équivoque, car le "non" l'emporterait 65 à 35 environ. Se devant de satisfaire malgré tout l'aile nationaliste de son parti, il a proposé un concept nouveau, celui des "conditions gagnantes". Cela lui permet de gagner du temps puisqu'il n'est obligé de tenir un référendum qu'à partir du moment où il est sûr de gagner. Bouchard semble avoir réussi à mettre en place cette condition anti-démocatique, avec la complicité des médias qui sont largement favorables au nationalisme, et ce, en dépit des deux échecs successifs antérieurs.
Le tableau est complété par le jugement de la Cour suprême du Canada en 1998 en ce qui a trait au droit à la sécession, en vertu duquel le PQ est dans l'obligation de demander une majorité absolue (50% +1 étant seulement 'une majorité simple') et de poser une question claire avant que le gouvernement fédéral ne puisse négocier une sécession.
L'HISTOIRE EN CHIFFRES
(le parti avec la majorité des voix apparaît en rouge)
Date de
l'électionA.D.Q. P.C. P.É. P.L.Q. P.N.P. R.C. U.N. IND. 5.6.66 -- -- -- 50 -- -- -- 56 2 29.4.70 -- -- -- 72 -- 7 12 17 -- 29.10.73 -- 2 -- 102 -- 6 -- -- -- 15.11.76 -- -- -- 26 1 71 1 11 -- 13.4.81 -- -- -- 42 -- 80 -- -- -- 2.12.85 -- -- -- 99 -- 23 -- -- -- 25.9.89 -- -- 4 92 -- 29 -- -- -- 12.9.94 1 ign="center"> -- -- 15.11.76 -- -- -- 26 1 71 1 11 -- 13.4.81 -- -- -- 42 -- 80 -- -- -- 2.12.85 -- -- -- 99 -- 23 -- -- -- 25.9.89 -- -- 4 92 -- 29 -- -- -- 12.9.94 -- -- 47 -- 77 -- -- -- 30.11.98 1 -- -- 48 -- 76 -- -- -- 42 -- 80 -- -- -- 2.12.85 -- -- -- 99 -- 23 -- -- -- 25.9.89 -- -- 4 92 -- 29 -- -- -- 12.9.94 > -- --
A.D.Q.
Action démocratique du Québec
P.N.P.
Parti national populaire
P.C.
Parti créditiste / Creditiste Party
Parti québécois
P.É.
Parti &ead valign="center">
-- -- 42 -- 80 -- -- -- 2.12.85 -- -- -- 99 -- 23 -- -- -- 25.9.89 -- -- 4 92 -- 29 -- -- -- 12.9.94 cute;galité / Equality Party R.C.
Créditiste / Social Credit
P.L.Q.
Parti libéral du Québec / Québec Liberal Party
U.N.
Union nationale
IND.
Indépendant