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Programme du Parti Québécois
LA VOLONTÉ DE RÉUSSIR CHAPITRE 2 : LA VIE CULTURELLE
A. La culture
(...) Une saine mondialisation de la vie moderne suppose d'abord des identités solides. Car une mondialisation excessive ou mal comprise
pourrait aussi broyer les cultures, les fondre dans une culture uniforme, ce à quoi le monde n'a rien à gagner.(...) Chaque individu a besoin d'un intermédiaire entre l'univers, qui le dépasse, et sa condition solitaire - ne serait-ce que parce qu'il lui faut une langue de départ pour comprendre et déchiffrer le monde extérieur. Il lui faut des solidarités pratiques, et un ensemble de références culturelles,
en un mot un code d'accès au monde . (...)Boutros Boutros-Ghali
ex-Secrétaire général de l'ONU1. PERSPECTIVE
La culture, sens de la souveraineté
Au sein des collectivités mondiales, il existe une culture originale et une façon unique de vivre, d'être, de sentir et de créer un code d'accès au monde proprement québécois. Ainsi que la réalité d'un arbre ne se réduit pas à ses racines, la culture d'un peuple n'est pas que réinterprétation de son patrimoine. La culture du Québec actuel résulte d'une synergie de racines patrimoniales à préserver, d'un tronc et de branches faits d'institutions, d'organismes, d'entreprises et d'individus qui en structurent le présent, et de feuilles qui la renouvellent en la modernisant, surtout par les arts de création et, de plus en plus, par les nouvelles technologies d'information et de communication. Système vivant, fondamentalement francophone, façonnée par le passé et le présent d'une société nord-américaine, ouverte au monde et métissée d'influences anglophone, allophone et autochtone, elle est en quête de l'expression totale de son avenir politique.
La culture assure la cohésion de toute société et lui donne un sens. Dimension essentielle de l'épanouissement des individus et de la collectivité, elle participe aussi à leurs activités économiques. À l'aube de l'an 2000, elle est intimement liée à l'avenir économique du Québec moderne. Il est largement reconnu que la culture contribue fortement, avec la science, à l'économie de l'information. L'activité économique reliée aux industries de l'information se chiffre dans les milliards de dollars au Québec. Leurs activités vivent de la culture et la nourissent.
Le projet souverainiste repose sur la volonté politique ferme de considérer la culture comme une priorité pour la société québécoise. Sans ce projet, on ne peut être assuré de l'avenir culturel du Québec. Aujourd'hui, cet avenir est confronté à un défi immense: l'émergence galopante des inforoutes. Ces dernières sont non seulement des transmetteurs de cultures mais deviennent un élément culturel et ce, dans un contexte de globalisation, alors que notre société ne détient qu'un mince pouvoir d'action. Seule la souveraineté permettra de rapatrier et coordonner l'ensemble des outils nécessaires dans le domaine des arts, du patrimoine et, surtout, des communications.
Le Québec doit miser sur l'énergie créatrice de ses milieux culturels, catalyseurs de solidarité, d'épanouissement, d'identité sociale et véritables moteurs économiques. Il s'agit du visage du Québec dévoilé à lui-même et à la face du monde, un visage qui permet l'enrichissement des peuples du monde entier. Pour ces raisons, la culture constitue un champ prioritaire pour le Parti Québécois.
On devra :
1.1 Consacrer au moins 1% du budget du gouvernement du Québec au financement de la culture.
La culture québécoise, ses enjeux
La culture québécoise connaît une évolution importante depuis 30 ans: rattrapage, modernisation, raffermissement de l'identité, ouverture sur le monde, structuration, diversification et foisonnement des oeuvres et des produits culturels. Nous en sommes à un moment où nous avons le choix entre la traditionnelle défense dans un but de survie et l'objectif de vie et de plein développement.
Comme toute autre communauté humaine, la société québécoise est confrontée à des enjeux majeurs susceptibles d'avoir des incidences à long terme sur son existence. Parmi ces enjeux soulignons:
- l'important arrimage entre l'éducation et la culture;
- la place de la culture dans la vie des citoyens;
- la position du français comme langue commune des Québécois et son pouvoir d'attraction;
- l'accès et la maîtrise des technologies de l'information par les citoyens et les entreprises à l'ère des inforoutes;
- la création et la diffusion des oeuvres et des produits québécois dans un contexte de libéralisation, de concurrence agrandie à l'échelle mondiale et d'importation accélérée d'oeuvres et de produits;
- le resserrement du financement public obligeant à de nouveaux partenariats.
Ouverture et modernité
Les nouvelles réalités sociales, économiques ainsi que l'évolution des communications induisent une nouvelle sensibilité culturelle. En effet, en symbiose avec la réalité matérielle changeante, les comportements, les croyances et les cadres de référence individuels se transforment. En fonction de ces mutations, beaucoup de nos artistes contribuent à l'émergence d'une esthétique de l'ère de l'information. Présentement, plusieurs manifestations culturelles québécoises ont un retentissement international et ouvrent de nouvelles frontières à la vitalité de notre culture.
Les éléments d'une politique culturelle
On ne peut réduire la culture à la langue, au patrimoine, aux arts et aux industries culturelles comme le fait largement la présente politique culturelle du Québec. Dorénavant, il importe que l'éducation par l'art, la régionalisation, le rayonnement international de notre culture ainsi que l'ensemble des modes de communication deviennent eux aussi des composantes fondamentales de notre politique culturelle. La culture touche toutes les activités de la société et donc toutes celles de l'État.
Il importe d'adopter en matière de culture une vision et une approche structurantes qui permettent d'allier le passé, le présent et l'avenir.
Il faudra donc conserver ce qui s'est fait; soutenir ce qui se fait; développer la culture en devenir (arts de création, nouvelles technologies de l'information et des communications, etc.).
2. LE RÔLE DE L'ÉDUCATION
L'enseignement des arts et l'enseignement par les arts
La culture et l'éducation forment un couple indissociable qui permet le plein développement de la personne. C'est pourquoi tous les jeunes du Québec doivent recevoir une solide formation générale qui intègre la dimension culturelle. L'enseignement des arts contribue au développement de la personne et lui fournit les outils nécessaires pour pratiquer un art et fréquenter les lieux culturels.
La dimension artistique doit être considérée comme un élément important de la formation de base. L'enseignement pratique des habiletés artistiques favorise la créativité, donne de la valeur aux symboles qui façonnent notre identité culturelle, sensibilise à de nombreux domaines et constitue un atout irremplaçable dans tous les secteurs d'activité y compris celui de l'économie.
Par conséquent, il faudra que:
2.1 les ministères de la Culture et de l'Éducation harmonisent leurs politiques et leurs programmes relatifs à l'enseignement des arts en général et à la formation professionnelle en particulier de telle sorte que l'éducation artistique ne soit plus cantonnée à des cours optionnels. Par ailleurs, les Conservatoires resteront sous la juridiction du ministère de la Culture;
2.2 les ministères de la Culture et de l'Éducation, en concertation avec les institutions concernées et les artistes, s'assurent que le système scolaire assume son rôle de sensibilisation et d'initiation des jeunes aux arts et au patrimoine d'ici et d'ailleurs - expositions (musées, galeries), spectacles (théâtre, danse, musique), cinéma, rencontres avec des écrivains, etc.;
2.3 l'école assure l'apprentissage des nouvelles techniques de l'information.
De plus, il est urgent de redonner à l'enseignement de l'histoire une place de premier plan et d'accorder une attention particulière à l'enseignement du français. Un solide programme de lecture à tous les niveaux d'enseignement sera institué pour favoriser le goût de la lecture. Si l'initiation au monde de l'image façonne la perception et l'expression des nouvelles générations, il apparaît cependant nécessaire de faire l'effort collectif pour que le plus grand nombre possible de personnes aient accès à la littérature, ce trésor commun de la culture française et mondiale. Par ailleurs, il importe que les jeunes prennent l'habitude de fréquenter des bibliothèques y compris par les moyens électroniques.
Pour y parvenir nous proposons de :
2.4 insérer l'enseignement de l'histoire, dont celui des arts, dans le cursus normal des programmes scolaires.
2.5 élaborer une politique de lecture qui s'articulerait autour des grands axes suivants: l'accessibilité du livre partout au Québec, la promotion de la lecture comme activité culturelle, la sensibilisation à la littérature, le renouvellement avec le milieu scolaire.
2.6 intégrer la littérature à l'enseignement quotidien du français. La fréquentation des bibliothèques (y compris par les moyens électroniques) par les jeunes fera l'objet d'une attention particulière.
2.7 initier les jeunes étudiants dès la première année du primaire à la fréquentation des bibliothèques; éveiller leur curiosité aux oeuvres littéraires de langue française; sensibiliser les parents à l'importance de la lecture; accorder aux bibliothèques scolaires et municipales les budgets nécessaires afin qu'elles puissent remplir leur rôle;
2.8 favoriser le livre québécois et le livre en langue française originale;
2.9 maintenir un accès gratuit aux bibliothèques publiques.
La formation professionnelle
Règle générale, les professionnels du monde des arts acquièrent une solide formation technique. Cependant, cette formation contient des lacunes auxquelles il faut remédier. On n'a qu'à penser dans certains cas à l'absence de cours en français, de même que l'inexistence de cours liés aux pratiques audiovisuelles et plus particulièrement celles qui utilisent des moyens numériques.
S'il est possible pour un technicien de faire carrière dans sa profession, l'acquisition d'un diplôme pour ceux appelés à exercer un art ne garantit pas qu'ils le pratiqueront; seule la réussite professionnelle le démontrera. D'autre part, trop d'artistes professionnels manquent de moyens pour perfectionner leur art et se ressourcer par diverses expériences. Pour pallier à ce manque, nous préconisons, entre autres, la multiplication des échanges internationaux, tout comme les stages en atelier et l'initiation aux nouveaux procédés et aux nouvelles technologies.
D'autre part, on ne s'est jamais suffisamment intéressé à la formation des maîtres pour l'enseignement des arts. Profitons du fait du renouvellement du corps professoral dans les années qui viennent pour corriger ces lacunes.
Le gouvernement du Parti Québécois s'engage à:
2.10 mettre en place des moyens pour que les artistes et les créateurs puissent se ressourcer et se perfectionner;
2.11améliorer la formation des maîtres;
2.12 rendre disponible au niveau universitaire une formation en audiovisuel qui se fasse en français et qui privilégie les approches multimédias et la technologie numérique;2.13 offrir au collégial, entre autres, une formation en danse contemporaine et en artisanat.
3. LES COMMUNICATIONS
Il nous faut reconnaître que la culture est indissociable des communications et de l'information. Si l'éducation est garante d'une bonne préparation des jeunes générations à la vie culturelle, il n'en demeure pas moins qu'une fois adultes, c'est par les moyens audiovisuels, et surtout la télévision, que les citoyens accèdent à la culture. Actuellement, la population adulte consacre 80% de ses loisirs à écouter la télévision et la radio. Le reste du temps est consacré pour une large part à la lecture, à la fréquentation des spectacles et à l'artisanat.
À la lumière de ces informations, on peut dire sans se tromper que les modes de communication sont au coeur du développement stratégique de la diffusion de la culture du Québec contemporain.
Notre société s'informatise rapidement grâce à l'intégration multimédia de produits et de services, à la généralisation des réseaux optiques et à la médiatisation croissante de la connaissance. Cette ère de l'information en est une de médiatisation de la culture qui allie la sensibilité, l'intelligence et le savoir.
L'accès universel aux contenus culturels entraîne l'individualisation de la consommation de produits et de services d'information. Ce phénomène va s'accentuer. Laissée totalement à elle-même, cette individualisation des choix favorisera davantage l'offre commerciale des conglomérats internationaux japonais ou américains, comme c'est le cas pour le cinéma de fiction et le disque compact. Face à cet envahissement croissant, la réglementation protectionniste traditionnelle serait insuffisante. C'est pourquoi il faut maintenant passer d'une politique protectionniste à une politique plus active, plus dynamique et plus flexible.
D'ici l'an 2005, entre 8 et 10 milliards de dollars devraient être investis au Québec pour la mise en place de nouveaux réseaux. Cet univers de fibre optique et de téléservices à base d'images, de voix et de données à accès universel va produire de nouvelles mutations au sein des secteurs de la culture et des communications. L'accès sans frontière aux cyberréseaux crée un nouvel espace culturel virtuel aux effets inconnus. Internet est la pointe visible d'un immense " iceberg culturel" qui crée une nouvelle réalité géoculturelle québécoise.
Ainsi devrait-on assister à un rapprochement entre les technologies de l'information et les industries culturelles. Pour l'industrie québécoise de l'information (entre 7 et 9 milliards de dollars), l'originalité et la qualité des produits et des services d'information sont les meilleures garanties pour assurer son succès sur les marchés québécois et internationaux. Dans les faits, cette originalité et cette qualité dépendent directement de la création artistique. Le Secrétariat aux inforoutes, la Sodec et Télé-Québec devraient en faire une de leurs priorités.
Voilà pourquoi il faudra:3.1 reconnaître que les grands réseaux de communication et leurs créateurs sont, avec la langue, l'éducation et les arts, les piliers d'une vie culturelle dynamique et ouverte à la réalité contemporaine;
3.2 accroître l'efficacité du Secrétariat aux inforoutes;
3.3 encourager l'essor de l'industrie québécoise du logiciel, particulièrement dans les domaines de la langue française et du multimédia.
Nouvelles technologies de l'information
Alors que la technologie de l'information évolue à vive allure, le gouvernement du Québec doit jouer un rôle de chef de file dans le domaine pour que les nouvelles technologies de l'information deviennent un élément fondamental de la vie sociale, économique et culturelle des Québécois:
Voilà pourquoi le gouvernement devra:
3.4 faire des nouvelles technologies de l'information une priorité au moment des choix budgétaires;
3.5 moderniser les infrastructures québécoises de télécommunication;
3.6 promouvoir avant tout l'intérêt de la population québécoise dans ses engagements, ses prises de position et ses décisions concernant les projets d'investissement privés en matière d'infrastructures de télécommunication;
3.7 appuyer les initiatives individuelles et communautaires sur l'autoroute de l'information;
3.8 favoriser la création de réseaux communautaires ou coopératifs, particulièrement dans les régions périphériques du Québec, désireux de s'intégrer à l'autoroute de l'information.
Le gouvernement du Québec devra faire la promotion intensive de la culture et de la société québécoises en mettant de l'avant le savoir-faire québécois dans les domaines culturels, économiques et sociaux de pointe, principalement dans la francophonie.
Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à:
3.9 appuyer la production et la diffusion de savoirs culturels, scientifiques et industriels québécois sur l'autoroute de l'information et favoriser ainsi les échanges internationaux, particulièrement avec la francophonie;
3.10 adapter l'aide internationale du Québec aux pays en développement pour inclure l'échange de connaissances technologiques;3.11 appuyer les projets et les initiatives qui permettent une plus grande accessibilité des francophones au réseau Internet et aux autres autoroutes de l'information.
Contrôle des communications
Actuellement, les télévisions privées se livrent une concurrence féroce. Cette situation découle de plusieurs facteurs comme l'arrivée sur le marché de la téléphonie et de la diffusion par satellite. Des décisions politiques sont également à l'origine de cette concurrence. On peut citer en exemple les décisions du gouvernement fédéral dans les années 80 qui ont permis le développement des canaux spécialisés et la création d'un deuxième réseau privé de langue française à Montréal. Il est important de rappeler qu'historiquement le CRTC a privilégié des approches pancanadiennes ou inspirées du modèle américain, sans tenir suffisamment compte du caractère particulier de la culture et du marché québécois.
Par ailleurs, les nouveaux médias bousculent notre industrie de la télévision et du câble et réduisent l'intérêt pour les médias culturels traditionnels (livres, vidéos, disques, etc.). Le timide intérêt de nos éditeurs et de nos grandes entreprises audiovisuelles pour les nouveaux médias laisse entrevoir que la loi du marché sera incapable d'assurer seule la pérennité des produits et des services culturels québécois. Cependant, en raison de la situation des finances publiques, la solution ne peut venir uniquement du secteur public.
À l'aube d'une société axée sur l'information, le Québec ne possède pas tous les outils pour permettre le plein épanouissement de sa culture. Comment pourrait-il en être autrement, dépouillé qu'il est depuis plus de 60 ans par la Cour suprême du Canada de ses pouvoirs légitimes en matière de communication? Aussi longtemps que le Québec restera au sein du Canada, il est illusoire de penser que le Québec disposera des moyens suffisants pour soutenir adéquatement sa culture en fonction de ses objectifs et de ses besoins spécifiques. À titre d'exemple, le Québec n'a pas accès aux forums internationaux stratégiques (ex. à l'ONU : l'Union internationale des télécommunications - UIT- ou l'Organisation mondiale du commerce - OMC). Ce qui l'empêche de réagir au moment le plus approprié. Voilà pourquoi le Québec doit disposer des pouvoirs et des moyens d'un État souverain.
D'ici là, il faudra:
3.12 récupérer les pouvoirs de réglementation et participer directement aux ententes internationales dans les télécommunications et les technologies de l'information.
La création d'une Régie des communications et de l'audiovisuel
Une régie des communications et de l'audiovisuel réglementera autant les supports que la programmation de certains contenus. Il s'agit d'un nouvel organisme dont la raison d'être sera la promotion et le développement de la culture. Loin de se limiter à une stricte réglementation des contenus basée sur l'incitation, il favorisera les atouts technologiques, économiques et régionaux québécois dans le domaine de la culture, des communications et de l'audiovisuel. Il devra, entre autres, encourager la coordination du développement des médias avec les secteurs du disque, du spectacle, de la vidéo, de la publicité, etc. Les grands objectifs de l'organisme seront :
- en télécommunication: s'assurer du développement des infrastructures en tenant compte du phénomène de convergence des médias et des nouvelles technologies et de la santé financière de l'industrie (inforoutes et contenus, veille technologique, R&D); garantir l'accès à des services diversifiés et de qualité à l'échelle de toutes les régions du territoire et à des tarifs uniformes;
- en télévision: soutenir l'excellence et la diversité de nos services de télévision nationaux et régionaux; aider à consolider, à adapter et à moderniser les sociétés publiques et privées ainsi que la production et l'exportation de produits francophones de qualité;
- en télédistribution: faciliter l'accès aux services et le développement de nouveaux services tout comme de nouveaux contenus multiméd ias et interactifs;
- en radio: soutenir la forte évolution technologique (double mutation numérique et optique) et industrielle pour améliorer des services de la radio de langue française (particulièrement à Montréal); favoriser l'essor des radios communautaires et universitaires.
C'est pourquoi il faudra:
3.13 créer un organisme de réglementation et d'orientation: une Régie des communications et de l'audiovisuel (ou Conseil supérieur des communications et de l'audiovisuel);
3.14 maintenir le réseau public de radio et de télévision;
3.15 doter le Québec d'une politique de développement des médias communautaires et universitaires;
3.16 développer l'informatique, l'édition et l'audiovisuel numériques en français, en utilisant notamment le pouvoir d'achat du gouvernement, des instances régionales et municipales et des secteurs parapublic et péripublic;
3.17 instituer un centre national du cinéma et de la télévision chargé de soutenir les activités artistiques et l'industrie culturelle et chargé de contribuer à la diffusion et à la commercialisation des oeuvres cinématographiques et télévisuelles de façon à favoriser leur exportation et leur protection;
3.18 transférer, sur une base volontaire, les journalistes et les artisans de la Société Radio-Canada, dont la structure sera intégrée au réseau de Télé-Québec qui sera muni de trois antennes distinctes pour répondre à sa missions d'éducation, d'information et de divertissement;
3.19 quantifier la place du français sur les petits et grands écrans: premièrement, tenir compte sérieusement du fait français de la société québécoise dans les festivals subventionnés (surtout dans leur fonctionnement) et dans le sous-titrage en cinéma; deuxièmement, redonner une place aux versions françaises des films étrangers autres qu'américains actuellement défavorisés par la mainmise de nos grands réseaux de salles par les "Majors" américains; troisièmement, faire en sorte de favoriser les chaînes françaises dans la distribution des nouveaux signaux via les satellites et le câble.
Concertation industrielle
Pour faire face à la globalisation des marchés orchestrée par les conglomérats internationaux, nos entreprises d'audiovisuel et d'édition devront prendre des décisions à long terme et cesser d'agir isolément. Il faut entreprendre une action publique pour permettre une concertation entre les individus, les entreprises, les universités, les régions et le gouvernement au chapitre du développement économique, technologique, de la fabrication industrielle, de production de contenus, de la formation et du perfectionnement des ressources humaines.
Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à :
3.20 mettre en place un partenariat industriel qui réunisse l'ensemble des intervenants pour favoriser la concertation non seulement entre les artisans du monde culturel mais aussi entre les diverses industries culturelles.
4. LES ARTS : CRÉATION ET DIFFUSION
Nécessité d'une vision et d'actions stratégiques structurées
Encore aujourd'hui, les différentes instances chargées de soutenir la culture manquent de vision et d'actions stratégiques bien structurées. En création, en production et en diffusion artistiques, la vision et l'action doivent notamment reposer sur une compréhension des éléments suivants: le processus individuel de création et d'expression artistiques, l'intérêt des citoyens en matière d'accès à la vie artistique, la place des arts dans la vie culturelle, les effets des nouvelles technologies d'information sur les pratiques artistiques et l'accessibilité aux oeuvres d'art ainsi que l'ouverture aux discours et aux modes d'expression des autres cultures.
Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à :
4.1 revoir l'actuelle politique culturelle du Québec de façon à la compléter et à la faire reposer sur une meilleure vision et sur un cadre stratégique d'action mieux appropriés au contexte contemporain.
Arts, sciences et technologies
Depuis la Renaissance, l'art, les sciences et la technologie ont toujours été liés. À l'ère de l'information, cette union est plus forte que jamais et le Québec est un des lieux les plus fertiles lorsque l'on parle de création à partir des nouvelles technologies de l'image et du multimédia. Cependant, une part trop grande des investissements va à l'équipement au détriment du contenu. Il est nécessaire de favoriser l'essor de la recherche et du développement de nouveaux contenus artistiques et culturels ainsi que des produits de communication.
Il faudra:
4.2 allouer à la culture des fonds qui soient essentiellement consacrés à la production culturelle et non pas à la gestion de la répartition de ces ressources;
4.3 amorcer une démarche dynamique et productive basée sur un maillage inédit des arts et des technologies et axée sur la coopération entre les gouvernements, les universités, les entreprises et les artistes.
La condition des artistes et des créateurs et le droit d'auteur
Encourager les arts, c'est d'abord soutenir les artistes et les créateurs. Leur apport à la société et à l'activité économique est irremplaçable. À cet égard, même si la Loi sur le statut de l'artiste a reconnu la condition particulière dans laquelle ils se trouvent, beaucoup d'artistes entièrement dévoués à la création et à l'expression de leur art continuent à vivre avec de maigres revenus. Ce statut légal récemment reconnu aux artistes du Québec repose essentiellement sur la prise en compte du travail à la pige, mode de travail privilégié par les artistes créateurs. Il faut donc renforcer la reconnaissance du statut de l'artiste et des regroupements professionnels en arts, telle qu'énoncée dans la Convention de Belgrade.
Il faudra revoir le statut fiscal des artistes et l'accès à divers programmes sociaux tels CSST, AC, RRQ, etc. Plus particulièrement en matière de santé, il serait urgent d'intervenir dans le cas des blessures professionnelles, entre autres chez les danseurs.
Il importe aussi de reconnaître tous les droits reliés aux oeuvres créées dans des conditions d'autonomie. Il s'agit des droits d'auteur et des droits voisins et dérivés (Convention de Rome). Ces droits constitueraient en quelque sorte un filet de protection sociale essentiel pour reconnaître le caractère intangible d'oeuvres qui sont le fruit de l'intelligence et de la sensibilité des créateurs. De plus, en raison de son volet international qui relève du gouvernement fédéral, il importe, en attendant la souveraineté, de convenir d'un partenariat gouvernemental sur la question.
C'est pourquoi il faut:
4.4 étendre au statut de l'artiste les divers programmes de protection sociale. Nous pensons plus particulièrement à une protection sociale qui devrait tenir compte des artistes subissant des blessures (danseurs, musiciens, etc.);
4.5 développer, compléter et consolider, de concert avec le gouvernement fédéral, un système légal des droits d'auteur, voisins et dérivés, et adopter une loi des droits d'auteur qui favorise la création et tienne compte de la nouvelle réalité de l'autoroute de l'information.
La diffusion artistique
Il est important de distinguer la diffusion de la production des oeuvres; leur dynamique et leur fonctionnement sont différents. Actuellement, l'amélioration de la diffusion des oeuvres est une priorité à la fois pour les artistes et pour les publics. Sans un système de diffusion continu et efficace, la production en arts est menacée. N'oublions pas qu'elle est un instrument de rayonnement, de définition et d'affirmation de notre identité, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Québec.
Il faudra par conséquent:
4.6 mettre en place une politique de diffusion apte à faciliter l'accès à tous aux arts grâce à une tarification adéquate et capable d'encourager les produits de qualité. Le coût élevé des livres en français devra faire l'objet d'une attention particulière;
4.7 encourager et souligner une oeuvre originale québécoise dans une langue autre que le français;
4.8 maximiser l'impact des délégations du Québec à l'étranger.
5. L'ACCESSIBILITÉ: INSTITUTIONS PUBLIQUES ET INDUSTRIES CULTURELLES
Pour jouer leur rôle, les oeuvres de nos artistes, les produits culturels et le patrimoine doivent être facilement accessibles à tous les citoyens. Les institutions et les industries culturelles qui font preuve d'excellence constituent un maillon essentiel de notre grande "chaîne culturelle" puisque ce sont elles qui nous permettent d'accéder à la culture.
Dans les circonstances, il est important de :
5.1 assurer, dans une politique culturelle révisée, l'accès aux oeuvres et aux produits culturels et promouvoir l'essor des institutions et des industries de la culture;
5.2 ouvrir l'inforoute aux industries culturelles;
5.3 fonder une Très Grande Bibliothèque du Québec: ensuite, grâce à une interconnexion en réseau, mettre en commun d'une part les ressources des bibliothèques municipales de Montréal, de Québec des Archives nationales du Québec et de la bibliothèque de l'Assemblée nationale; puis d'autre part, pousser plus loin un partenariat fonctionnel. Par la suite, joindre au nouveau réseau les universités les autres bibliothèques municipales, etc.;
5.4 faire évaluer par le Ministère, non par le CALQ, la possibilité de reconnaître un statut national à des institutions (compagnies, troupes, orchestres, musées, etc.). Ce statut impliquerait une aide publique spécifique pour consolider leur action. Il comporterait l'obligation de rayonner en dehors du lieu d'activités de l'organisme. Ce rayonnement devrait s'étendre à l'ensemble des régions et, pour certaines, au niveau international. Évidemment ce statut ne serait pas limité à des institutions de Montréal ou de Québec;
5.5 mettre sur pied un programme d'art public, indépendant du budget de 1% alloué à la culture, élaboré par l'État et les instances locales, qui permettrait la création et l'installation d'oeuvres d'art contemporain dans des lieux publics sur l'ensemble du territoire.
Une intervention d'ensemble pour les institutions et les industries culturelles
Les industries culturelles doivent composer avec deux réalités: les conditions liées à la créativité et les impératifs commerciaux - et ce dans un contexte de globalisation des échanges. Confrontées au marché international dominé par des géants multinationaux, les entreprises culturelles québécoises n'ont d'autre choix que de s'ouvrir aux marchés mondiaux et à l'exportation. Notre participation au grand marché de la francophonie permet de nous distinguer, d'une part, par la qualité et l'originalité des contenus diffusés et, d'autre part, par la modernité de notre savoir-faire et de nos techniques.
Un plan d'action des industries culturelles, qui reste à élaborer, privilégiera les secteurs de l'audiovisuel, du son et de l'édition. A l'ère du numérique et des inforéseaux, il faut que le Québec agisse rapidement pour éviter de prendre du retard comme ce fut le cas au début des années 80 pour la vidéo.
5.6 Une politique sectorielle devra :
a) insister sur la productivité des ressources humaines, techniques et de l'information; permettre l'accès à un financement adéquat pour conquérir des parts de marché interne qui échappent à nos industries (ex: 95% en cinéma, 70% en disque, 65% en édition) et occuper de nouveaux créneaux sur la scène internationale;
b) assurer le financement et l'investissement en capital de risque essentiels au développement du secteur. La SODEC, dans ce cas, devrait jouer un rôle d'initiateur (ex. Le Fonds de développement de la culture);
c) développer un programme spécifique d'immobilisation et de soutien pour le développement et l'utilisation d'équipements technologiques;
d) voir à ce que la distribution des films québécois soit faite par les entreprises québécoises.
Soutenir l'industrie des programmes télévisuels
Depuis son apparition, la télévision relève surtout du gouvernement fédéral à cause de sa juridiction exclusive, de son immense pouvoir de dépenser -des centaines de millions de dollars servent annuellement de fer de lance à l'offensive d'affirmation canadienne au Québec- et de l'ensemble des institutions et des organismes sous sa responsabilité (CRTC, Radio-Canada, Téléfilm, ONF, etc.). Malgré les investissements du gouvernement du Québec en télévision (Télé-Québec, Sodec, abris fiscaux), le gouvernement fédéral demeure le principal bailleur de fonds de la programmation télévisuelle. Par ailleurs, abstraction faite des nouvelles et des affaires publiques, les diffuseurs privés québécois ont toujours, proportionnellement à leurs revenus, moins investis en programmation originale que le secteur public. Les réductions des budgets publics font donc craindre une baisse de la qualité générale des contenus télévisuels au Québec.
Depuis dix ans, la production télévisuelle privée s'est développée (Avanti, Coscient, Malofilm, Astral, Cinar, Pixcom, etc.). Les revenus de ces entreprises augmentent et bon nombre percent les marchés étrangers grâce à l'exportation de leurs produits cinématographiques et télévisuels ou de leur coproductions. D'un point de vue économique, toute société avec un marché intérieur restreint est confrontée à deux problèmes de fond: la faible capitalisation de ses entreprises et la distribution limitée de ses produits. À cela s'ajoute, pour les prochaines années, l'obligation pour notre industrie télévisuelle d'investir massivement dans de nouveaux équipements numériques et de payer les coûts d'adaptation et de perfectionnement de la main-d'oeuvre qui en découlent. Cependant, avec les nouvelles possibilités de diffusion (compression numérique des signaux), notre industrie sera capable d'occuper de nouveaux créneaux.
Le gouvernement devra:
5.7 accroître la capitalisation dans l'industrie télévisuelle indépendante (notamment par la Sodec) et offrir des produits de qualité;
5.8 favoriser des stratégies de concertation industrielle entre les diffuseurs, les câblodistributeurs, les producteurs et les distributeurs tant privés que publics pour atteindre de nouveaux marchés et s'adapter aux nouvelles technologies.
Les pratiques d'amateur
Ce serait faire fausse route d'imaginer que la culture au Québec se limite aux productions professionnelles. Le foisonnement de productions amateures, pour le seul plaisir de s'exprimer et de communiquer, donne une richesse irremplaçable à la vie culturelle.
Un gouvernement du Parti Québécois verra à:
5.9 obliger les villes, les commissions scolaires et les services gouvernementaux à mettre en commun leurs ressources pour épauler le milieu associatif et encourager les productions culturelles en rendant disponibles, entre autres, des équipements communautaires adéquats.
5.10 favoriser les loisirs artistiques et mettre sur pied un festival des arts pour amateurs. Cet événement biennal, comprenant un volet national et un volet international, traiterait tour à tour des arts de la scène, de la musique, des arts visuels et de mode/design/artisanat. Comme pour les Jeux du Québec, l'événement se tiendrait chaque fois dans une ville ou une région hôte différente.
6. LA MÉMOIRE PATRIMONIALE
Notre identité culturelle est caractérisée d'abord par notre langue et nos origines françaises. À travers les siècles, elle s'est enrichie d'autres cultures comme celle des premiers habitants. Notre patrimoine est constitué de tout ce que nous avons construit comme peuple pendant près de quatre siècles. Ce patrimoine renvoie à différentes époques et traduit diverses moeurs et coutumes, fonctions sociales et économiques, divers sites d'importance historique, etc.
La préservation et la mise en valeur du patrimoine doivent faire l'objet d'une politique sectorielle prenant appui sur la pleine participation des organismes du milieu oeuvrant dans ce secteur. La connaissance des assises de notre culture constitue un élément clé dans la conscience de notre identité collective. Il faut donc rendre le patrimoine accessible au plus grand nombre et en favoriser la plus grande compréhension possible.
Notre patrimoine, c'est notre mémoire à travers des produits, des oeuvres, des archives, la mode, le design et l'architecture, mais c'est aussi la tradition orale et le folklore. Il va au-delà du domaine culturel strict et touche au territoire et à son aménagement, à la qualité de vie des citoyens, témoignant aussi des us et coutumes qui se perpétuent, en plus de susciter un fort attrait touristique. Une fois souverain, le gouvernement du Québec, soucieux de préserver le patrimoine du Québec, rapatriera les biens culturels et historiques québécois conservés actuellement par les institutions fédérales.
Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à prendre les mesures suivantes :
6.1 le Québec maintiendra et consolidera ses acquis en matière de protection de l'ensemble de son patrimoine en créant une société du patrimoine;
a) la Société du patrimoine aura comme objectifs principaux le dépistage, la protection, la conservation, le classement et la diffusion du patrimoine québécois. Cette société demeurera le maître d'oeuvre et le coordonnateur de toutes ses réalisations bien qu'elle puisse s'adjoindre d'autres paliers de gouvernement ou différents organismes. Cette façon de procéder évitera des pertes irréparables et les conflits d'intérêts;
b) autonome dans son financement, cette société aura le mandat de tenir des audiences publiques. Elle agira en lieu et place de la présente Commission des biens culturels. Elle assumera les responsabilités et détiendra les pouvoirs attribués au ministre de la Culture et des Communications. Les commissions régionales des biens culturels composées de représentants du milieu l'assisteront dans son travail;
c) avec l'aide des organismes voués à la protection du patrimoine, la Société du patrimoine procédera à un inventaire des biens culturels mobiliers et immobiliers ainsi que des arrondissements historiques sur tout le territoire;
d) cet inventaire complété, la Société, de concert avec les organismes, procédera à la sélection des biens et des arrondissements naturels à protéger et à mettre en valeur. Les propriétaires seront consultés mais la Société pourra intervenir sans leur accord;
e) le patrimoine agricole et horticole du Québec bénéficiera d'une protection et d'une mise en valeur identique. Cela comprend le patrimoine bâti et le paysage naturel, le savoir, les techniques, l'outillage ainsi que le patrimoine génétique animal et végétal. La Société du patrimoine en collaboration avec le ministère des Affaires municipales du Québec réglementera la gestion et la conservation du patrimoine des municipalités du Québec;
6.2 le ministère de la Culture et des Communications devra avoir une politique d'aide aux propriétaires de biens reconnus ou classés. Cette aide, à la fois technique et financière, sera plus généreuse selon l'accessibilité du bien en question;
6.3 la connaissance du patrimoine fera partie de l'enseignement à tous les niveaux;
6.4 une attention particulière sera accordée à la protection, à la conservation et à la connaissance des valeurs et des objets reliés à tous les aspects de l'histoire et du patrimoine;
6.5 des ressources supplémentaires permettront la sensibilisation et l'éducation populaire des citoyens;
6.6 les institutions comme les musées, les centres d'art et les lieux culturels devront élargir leur cadre d'activités de façon à devenir les lieux privilégiés de diffusion et de vulgarisation de la culture;
6.7 Québec, première ville française en Amérique inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, bénéficiera d'un appui particulier du gouvernement et du ministère de la Culture et des Communications. La mise en valeur de son patrimoine et le parachèvement des équipements culturels nécessaires à son statut de capitale nationale le demandent;
6.8 un réseau de la mémoire sera créé : un ensemble intégré de médiathèques, de bibliothèques, de musicothèques, de vidéothèques, de cinémathèques, etc., accessible à tous, y compris par les moyens électroniques et informatiques;
6.9 une semaine nationale du patrimoine québécois sera proclamée.
7. LA DIMENSION RÉGIONALE
Les grands centres urbains exercent un attrait tout particulier sur les artistes, les créateurs et les organisateurs dans le domaine culturel. La diversité et la confrontation des modes, courants et écoles, la disponibilité des équipements et des publics, la plus grande facilité à obtenir des ressources financières, sont quelques-uns des facteurs qui en font des lieux privilégiés de pratiques culturelles. Au Québec, il existe un grand centre, Montréal, la métropole, où s'effectuent plus de 80% de la création, de la production et de la diffusion culturelles. La capitale, Québec, représente également un centre culturel majeur.
Il faudra:
7.1 reconnaître l'importance de bien équiper Montréal et Québec, afin qu'elles soient à la hauteur de leur mission de créateurs et de diffuseurs de la culture nationale;
7.2 parachever les équipements muséaux scientifiques de Montréal (et de sa région) en concevant et réalisant un tout nouveau concept de Musée des sciences et technologies : un musée éclaté et réalisé avec différents partenaires.
L'action culturelle régionale
Cependant, toute politique culturelle doit s'appuyer sur le potentiel local de créativité et reconnaître l'équité des services en matière culturelle. Les régions, au dynamisme et aux besoins particuliers, sont soumises aux contraintes d'un vaste territoire peu peuplé, mais leurs forces vives expriment le besoin d'être mieux reconnues non seulement en théorie mais surtout en pratique.
La vitalité et une relative autonomie de développement culturel passent par une intégration des activités en arts, des institutions et des industries culturelles et des entreprises en communication. Compte tenu de la limite des ressources, il faudra une concertation de l'action entre les entreprises culturelles, les institutions d'enseignement, les pouvoirs locaux et les autres institutions et organismes intéressés.
Le Parti Québécois propose de:
7.3 décentraliser vers les municipalités des responsabilités culturelles: soutien aux musées, protection du patrimoine, financement de certaines activités culturelles. Cette action devra cependant s'accompagner de crédits budgétaires qui devront faire l'objet de clauses de protection dans les budgets municipaux;
7.4 consolider les Conseils régionaux de la culture et les connecter aux structures municipales. Ils devront être en mesure d'assurer la concertation des artistes, des artisans et de l'ensemble des décideurs des autres secteurs socio-économiques des régions; on pourrait aussi leur conférer des pouvoirs budgétaires (équipements, programmes);
7.5 développer des pôles culturels : une concertation entre les divers intervenants visant des créneaux appropriés aux traditions et aux talents locaux pourrait permettre de faire naître ou de conforter des pôles de développement et de rayonnement culturels;
7.6 partager de façon optimale les moyens: même en récupérant les ressources fédérales, les ressources disponibles seront limitées, d'où l'extrême importance de maximiser l'efficacité de leur partage. Sans affaiblir les uns pour renforcer les autres, il s'agit d'équilibrer les potentiels et d'aider les dynamismes locaux. Les équipements publics et même privés devraient être mis à contribution;
7.7 modifier la composition du conseil d'administration du CALQ afin que celui-ci soit composé d'au moins un(e) représentant(e) de chacune des régions du Québec;
7.8 exiger du CALQ une décentralisation de ses activités et de la gestion de ses programmes liés aux artistes et aux organismes artistiques et ce, en conformité avec les orientations du gouvernement du Parti Québécois en faveur de la décentralisation et de la régionalisation des programmes et des services publics et parapublics;
7.9 développer un réseau de maisons des arts et de la culture dans chacune des régions du Québec.
Télévision et cinéma en région
La télévision régionale est le principal moyen pour rapprocher les gens séparés par de grandes distances et de leur permettre de participer aux événements sociaux, politiques, culturels de la région; bref de participer à la vie régionale et de s'y reconnaître.
Le Parti Québécois propose de:
7.10 redonner aux régions une télévision qui leur permette de se reconnaître et de rayonner sur l'ensemble du Québec;
7.11 étudier la possibilité d'une diffusion commerciale en région de produits cinématographiques par les nouvelles technologies de télévision numérique à haute définition dont (l'avènement est imminent) afin de contrer la disparition des salles de cinéma en région;
8. LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL
L'espace francophone
L'axe de rayonnement naturel et privilégié du Québec est bien sûr la francophonie. Il doit saisir toutes les occasions de jouer son rôle de numéro deux de la francophonie.
En ce sens, il faudra que :
8.1 Le Québec, dans les traités et les accords internationaux, exige et défende la notion d'exception culturelle.
La France constitue l'un des pôles majeurs de la création et de la production culturelles. Son rôle dans la construction de l'Europe peut s'avérer un atout supplémentaire pour le Québec. Les autres pays francophones constituent un public et un marché naturels pour le Québec alors que leurs artistes, leurs créateurs et leurs entreprises peuvent trouver chez nous un accueil certain. Actuellement, l'édition pour enfants, la musique classique et contemporaine, la nouvelle danse, la chanson, le spectacle et, en particulier, l'audiovisuel québécois constituent les secteurs les plus propices aux échanges.
C'est pourquoi:
8.2 Le Québec développera et consolidera les réseaux internationaux de diffusion entre le Québec, la France, la Belgique, la Suisse romande et les autres pays francophones.
Mais l'espace francophone ne se limite pas aux pays de langue française. Le Québec est éminemment responsable d'apporter aux francophones du Canada et des États-Unis tout le soutien qu'ils voudront bien accueillir. Parmi les communautés francophones, celles de l'arc Caraïbes, auquel il convient d'ajouter la Guyane, devront faire l'objet de relations soutenues et ce, particulièrement en ce qui concerne Haïti.
Il faudra:
8.3 s'engager, dans les plus brefs délais, à négocier avec les représentants des communautés francophones au Canada et aux États-Unis le soutien qui leur agrée le mieux;
8.4 porter en priorité vers Haïti nos efforts de coopération culturelle bilatérale avec les pays en développement.
Appartenance à la latinité
Face à l'hégémonie anglo-saxonne des États-Unis, au-delà de ce premier cercle de relations avec la francophonie, la culture latine devrait constituer le deuxième cercle de notre horizon culturel.
Nous devrons:
8.5 établir des liens privilégiés multilatéraux avec d'autres cultures et collectivités de sensibilité latine, particulièrement avec les pays latino-américains.
Le Québec, partenaire majeur de TV5, le réseau mondial de télévision francophone
Au plan culturel la réussite la plus visible de la francophonie est sans conteste la chaîne TV5. C'est l'affirmation francophone dans le monde face à l'anglicisation rapide et massive des écrans audiovisuels, c'est aussi la colonne vertébrale de ce qui pourrait devenir un véritable espace audiovisuel francophone international. Le Québec pourrait participer à son expansion.
C'est pourquoi il faudra:
8.6 aider à l'expansion de TV5 par:
- l'élargissement de la base des partenaires qui coproduisent, particulièrement aux pays d'Afrique;
- l'augmentation de la diffusion de TV5 dans les zones qui la reçoivent déjà; l'augmentation du nombre de pays de la latinité à recevoir la diffusion de TV5;
- la création, à côté de TV5 comme chaîne généraliste, d'une chaîne francophone d'information continue à l'échelle internationale.
Échanges économiques internationaux par la culture
L'épanouissement artistique et culturel peut devenir un atout pour le développement du commerce international du Québec. Celui-ci doit aussi trouver les moyens d'étendre sa présence internationale.
Il faudra donc:
8.7 miser sur la diversité d'origine des citoyens du Québec; ceux-ci peuvent être mobilisés pour faciliter les échanges culturels à caractère commercial grâce à leurs réseaux naturels de contacts avec leur pays d'origine;8.8 recourir à des accords de coopération avec des organismes de diffusion culturelle déjà existants (ex: le réseau des centres culturels français implantés dans de très nombreux pays).
Par ailleurs, beaucoup de créateurs et de groupes artistiques connaissent une notoriété et des succès internationaux indéniables (Cirque du Soleil, etc.). Le succès de ces carrières ou de ces entreprises pourrait servir une politique nationale de représentation par les arts et la culture. Si, en termes artistiques et culturels, un tel mouvement est des plus importants, le défi économique posé par la concurrence internationale l'est tout autant. En effet, en cinéma, en vidéo, en télévision, en disque et en édition, une part appréciable des dépenses intérieures québécoises de consommation culturelle prend le chemin des États-Unis et de l'Europe. Tout en assurant une protection adéquate à des activités cruciales mais trop fragiles dans un marché de 7 millions d'habitants, l'État doit aussi soutenir l'exportation de nos produits culturels comme un des moyens de contribuer au financement de la culture.
Nous devrons:
8.9 cibler ponctuellement et régulièrement des figures représentatives dans les différents domaines artistiques et culturels et les soutenir sur les marchés internationaux pendant un certain temps;
8.10 privilégier au Québec une démarche intégrée de développement des exportations à la fois de ses produits culturels, de son information et de ses communications et en faire un objectif majeur de la politique culturelle et économique.
9. LA DÉCENTRALISATION, LE PARTENARIAT ET LE FINANCEMENT
En vingt ans, le soutien de l'État à l'excellence et au développement culturel a considérablement évolué. Il est marqué particulièrement par la dévolution à des sociétés parapubliques des programmes gouvernementaux, par la prise en charge par les municipalités et par la crise des finances publiques (amplifié par le désengagement du gouvernement fédéral). Le temps est donc venu de revenir sur une centralisation souvent trop contraignante, lourde et coûteuse, et de scruter plus à fond les voies du partenariat quant au financement.
Compte tenu du contexte économique et de la crise des finances publiques, le secteur culturel devrait faire
appel au partenariat pour mobiliser les artistes et trouver des solutions nouvelles.Un gouvernement du Parti Québécois verra à:
9.1 développer une meilleure concertation interministérielle pour favoriser un rendement accru des dépenses publiques et éviter les chevauchements;
9.2 alléger les procédures administratives contraignantes et coûteuses pour les organismes et ainsi libérer des crédits pour la production et l'achat d'oeuvres;
9.3 faciliter le partenariat financier entre le gouvernement, le monde municipal, les entreprises et les revenus autonomes;
9.4 stimuler, par des mesures fiscales adaptées, la contribution des citoyens au financement de la culture; revoir les politiques de tarification afin de mesurer comment elles pourraient accroître les revenus sans entraver la participation des citoyens;
9.5 créer un ou des programmes qui reconnaîtront et encourageront l'appui du public ou des mécènes aux artistes ou aux institutions artistiques;
9.6 clarifier la notion d'abri fiscal des particuliers de manière significative en ce qui concerne les dons d'oeuvres d'art québécoises aux musées québécois par des collectionneurs québécois;
9.7 instituer un Régime d'épargne des arts (RÉART), outil de première importance pour l'élaboration dynamique du marché québécois de l'art;
9.8 améliorer sensiblement l'abri fiscal des PME québécoises quant à l'acquisition d'oeuvres d'art québécoises.
B. Le français, langue commune et de convergence Le français est le fondement même de l'identité québécoise en Amérique du Nord. Seul territoire du continent où le français peut devenir la langue commune et la langue de convergence et d'échanges de ses citoyens, le Québec se doit de posséder les outils nécessaires afin d'en assurer la promotion et l'épanouissement.
Par son caractère francophone, le Québec représente un chaînon essentiel dans la grande communauté des nations. Le français, langue de civilisation et de modernité, ouvre la voie à la francophonie internationale et aide à fortifier notre précieuse différence nord-américaine.
L'adoption en 1977 de la Charte de la langue française fut un des grands moments du renforcement de l'identité québécoise. Au fil des ans, elle fut toutefois gravement affaiblie par les tribunaux canadiens et parfois même, par l'Assemblée nationale. La loi 86 en est le dernier exemple.
L'imposition de la Constitution canadienne de 1982 - adoptée sans le consentement du Québec - et de la Loi fédérale des langues officielles a miné considérablement notre capacité de nous doter d'un aménagement linguistique rationnel et nécessaire tout en demeurant respectueux des droits de la minorité de langue anglaise.
Seule la souveraineté peut redonner au Québec la pleine maîtrise de son devenir. Par contre, il faut toutefois répondre à certaines urgences qui demandent des interventions immédiates dans la mesure de nos moyens actuels. Ainsi, nous devrons, comme société francophone, voir à ce que, dans nos grands centres urbains où le français est fragilisé par la concurrence directe de l'anglais, les Québécois de langue française - quelle que soit leur origine - puissent conserver et consolider leur masse critique d'intégration.
La langue française appartient à l'ensemble du peuple québécois. Elle marque notre spécificité en Amérique du Nord. Il est donc essentiel que la langue française devienne la langue commune et de la citoyenneté.
C'est pourquoi il faut distinguer d'une part l'importance du respect des droits collectifs des Québécois de la minorité anglophone et d'autre part la nécessité de faire du français la langue commune et de convergence du seul État francophone d'Amérique.
La valorisation, la promotion et le renforcement du français doivent être la responsabilité du gouvernement et des acteurs sociaux de même que de tous les citoyens du Québec, quelles que puissent être leurs origines. Chacun a le devoir de participer pleinement à la pérennité du fait français dans le respect des droits de la minorité anglophone. Cette participation et ce soutien doivent entrer en interaction constante avec la volonté politique clairement exprimée par tous les milieux du Québec.
L'épanouissement du français est un défi pour nous tous. Il est notre force, la clé de notre développement.
1. COMPLÉTER ET RAFFERMIR LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE
Le constat du plus récent rapport sur la langue française est sans équivoque: "L'objectif de normalisation qui vise à faire du français la langue normale et habituelle de toutes les activités publiques au Québec est encore loin d'être atteint. Cette situation est particulièrement observable dans la région de Montréal (et probablement dans les régions frontalières), où le recours au français dans les communications publiques entre tous les Québécois, que ce soit comme travailleurs, comme consommateurs ou comme citoyens, est beaucoup plus faible que dans le reste du Québec."
La situation nous concerne tous et des mesures précises s'imposent. Il faut affirmer par différents moyens notre volonté de vivre en français, car comme le signale le rapport, "cette volonté de vivre en français fait partie intégrante du projet collectif québécois. Le gouvernement doit y engager d'abord et avant tout la responsabilité des corps publics, mais aussi celle des individus et des institutions."
Le gouvernement doit donc faire montre d'une réelle volonté politique en faveur de la relance du français.
Il faudra:
1.1 éliminer le bilinguisme institutionnel instauré par les modifications apportées à la loi 101 par la loi 86;
1.2 faire jouer à l'administration publique un rôle exemplaire et moteur dans la promotion du français. En particulier, il faut que chaque ministère et organisme se dote d'une politique linguistique faisant du français la langue d'usage et de communication;
1.3 appliquer à l'administration publique et étendre aux organismes municipaux et scolaires ainsi qu'aux organismes de santé et de services sociaux la politique d'achat et d'embauche découlant de la Charte de la langue française. Dans les faits, la connaissance d'une autre langue ne devrait pas être exigée pour accéder à un emploi dans la fonction publique, à moins que la situation ne l'exige;
1.4 fournir à l'Office de la langue française tous les moyens dont il a besoin pour remplir sa mission;
1.5 réinstaurer la Commission de protection de la langue française;
1.6 afin de consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue française qui cherche à faire du français la langue commune de la vie publique de tous les citoyens.
Pour cette raison, il faut:
1.10 revoir la loi sur la santé et les services sociaux pour éviter que l'ensemble des établissements de soins de santé et de services sociaux soient soumis au bilinguisme fonctionnel et institutionnel.
2. LANGUE D'AFFICHAGE
"La volonté exprimée par les francophones d'être maîtres chez eux et de vivre dans leur langue s'est manifestée notamment dans l'affichage. Ce domaine de l'aménagement linguistique est devenu un symbole important: symbole d'affirmation de l'identité collective québécoise, signe visible de la réappropriation du territoire et de la force économique francophone et manifestation de la volonté de transmettre un message clair selon lequel le français est la langue officielle du Québec et la langue commune de la vie publique."
Il y a quelques années, la Commission de protection de la langue française était abolie et l'Office de la langue française se voyait confier le mandat de faire respecter la Charte. Force est de constater qu'une grande proportion des commerces ne respectent pas la loi en matière d'affichage. Ainsi, 42% des commerces sur l'île de Montréal ne respectent pas la Charte. Et 48% de ces messages illégaux seraient unilingues anglais.
Par ailleurs, la loi permet aux commerces d'utiliser une raison sociale dans une autre langue que le français. Cette possibilité a amenéut la responsabilité des corps publics, mais aussi celle des individus et des institutions."
Le gouvernement doit donc faire montre d'une réelle volonté politique en faveur de la relance du français.
Il faudra:
1.1 éliminer le bilinguisme institutionnel instauré par les modifications apportées à la loi 101 par la loi 86;
1.2 faire jouer à l'administration publique un rôle exemplaire et moteur dans la promotion du français. En particulier, il faut que chaque ministère et organisme se dote d'une politique linguistique faisant du français la langue d'usage et de communication;
1.3 appliquer à l'administration publique et étendre aux organismes municipaux et scolaires ainsi qu'aux organismes de santé et de services sociaux la politique d'achat et d'embauche découlant de la Charte de la langue française. Dans les faits, la connaissance d'une autre langue ne devrait pas être exigée pour accéder à un emploi dans la fonction publique, à moins que la situation ne l'exige;
1.4 fournir à l'Office de la langue française tous les moyens dont il a besoin pour remplir sa mission;
1.5 réinstaurer la Commission de protection de la langue française;
1.6 afin de consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue beaucoup de commerces à contourner l'esprit de la loi en utilisant systématiquement l'anglais pour leur raison sociale. Cette possibilité de contourner la loi est incompatible avec le visage français que l'on cherche à donner au Québec et des mesures pour rectifier la situation doivent être prises.
Dans le but de renforcer le visage français du Québec, il faudra:
2.1 appliquer de façon plus systématique et rapide les dispositions prévues par la Charte de la langue française lors d'infractions aux normes d'affichage, telles l'unilinguisme anglais non autorisé et le bilinguisme non conforme à la loi ou à ses règlements; à cette fin, permettre à des agents de l'Office de faire respecter la Loi;
2.2 faire en sorte que, sauf exception, le français soit la langue utilisée pour les raisons sociales;
2.3 veiller à ce que les inscriptions, étiquettes et modes d'emploi des produits offerts au public soient rédigés en français et octroyer à l'Office de la protection du consommateur le pouvoir d'émettre des constats aux détaillants en infraction;
2.4 soumettre à la consultation de l'Office de la langue française et du Conseil de la langue française les propositions de modifications réglementaires.
3. L'ÉDUCATION ET LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE
À l'origine, l'article 73 de la Charte de la langue française faisait référence aux études primaires suivies en anglais au Québec par l'un des parents. En 1983, la Charte a été modifiée pour introduire la notion d'une "majorité des études primaires". L'application subséquente des articles de la Charte créelle volonté politique en faveur de la relance du français.
Il faudra:
1.1 éliminer le bilinguisme institutionnel instauré par les modifications apportées à la loi 101 par la loi 86;
1.2 faire jouer à l'administration publique un rôle exemplaire et moteur dans la promotion du français. En particulier, il faut que chaque ministère et organisme se dote d'une politique linguistique faisant du français la langue d'usage et de communication;
1.3 appliquer à l'administration publique et étendre aux organismes municipaux et scolaires ainsi qu'aux organismes de santé et de services sociaux la politique d'achat et d'embauche découlant de la Charte de la langue française. Dans les faits, la connaissance d'une autre langue ne devrait pas être exigée pour accéder à un emploi dans la fonction publique, à moins que la situation ne l'exige;
1.4 fournir à l'Office de la langue française tous les moyens dont il a besoin pour remplir sa mission;
1.5 réinstaurer la Commission de protection de la langue française;
1.6 afin de consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue anadienne des droits et libertés est venue élargir ce droit aux enfants des parents citoyens canadiens ayant reçu eux-mêmes l'enseignement primaire en anglais partout au Canada. Également, les enfants ayant reçu leur enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada devenaient admissibles à l'enseignement en anglais, à condition que l'un de leurs parents soit citoyen canadien.
Cette situation ouvre la porte à des abus, puisqu'il suffit qu'un enfant ait fréquenté une école privée non subventionnée pour être en mesure, par la suite, de s'inscrire à une école anglaise subventionnée, sous prétexte qu'il a déjà fréquenté l'école anglaise. Ce qui donne droit à ses frères et soeurs de faire de même, ainsi qu'à tous leurs descendants.
La Charte est en outre très généreuse quant au séjour temporaire. Beaucoup pourraient être tentés d'utiliser cette clause pour d'abord envoyer leurs enfants à l'école anglaise, devenir citoyens canadiens entre temps, et exiger par la suite que leurs enfants soient inscrits à l'école anglaise, en toute légalité.
D'autres dispositions figurant dans la Charte de la langue française permettent également d'être scolarisé en anglais. Celle qui fait problème concerne les difficultés d'apprentissage. Pour des raisons nébuleuses, la Charte conçoit qu'un enfant puisse avoir des problèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue eau post-secondaire, plus de 70% des allophones ayant accompli leur cours secondaire dans une commission scolaire catholique francophone choisissent de poursuivre leurs études collégiales en français. Cette adhésion volontaire à la langue majoritaire est précieuse. Cependant, les allophones qui font leurs études dans une commission scolaire protestante francophone sont beaucoup moins nombreux (38,5%) à s'inscrire au cégep francophone.
Toutefois, dans les deux cas, des problèmes demeurent, particulièrement pour les élèves ayant fréquenté des écoles secondaires à forte concentration ethnique.
Il nous faut:
3.4 favoriser la fréquentation des cégeps francophones par les élèves allophones. L'une des solutions paraît être l'institution de commissions scolaires linguistiques.
4. ACCORDER UNE IMPORTANCE PARTICULIÈRE À LA QUALITÉ DE L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS
Dans une société comme la nôtre, il est urgent de doter le système scolaire de structures linguistiques plutôt que confessionnelles. C'est à l'école que se confirment et se développent l'apprentissage et la connaissance de la langue. Il est grand temps que la majorité francophone assure elle-même l'enseignement du français à ses immigrants et à sa clientèle scolaire en général. La langue n'est pas qu'un outil technique de communication;èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue elle constitue un facteur clé d'intégration à la vie sociale, économique, politique et culturelle du Québec.
En tant que seul État francophone d'Amérique, le Québec se doit d'accueillir et d'intégrer ses nouveaux arrivants à sa réalité linguistique et culturelle. La responsabilité de l'État (dans la mesure de ses moyens comme province canadienne) est de fournir aux nouveaux arrivants tous les outils dont ils ont besoin pour réaliser eux-mêmes, comme dans toute autre société, leur désir d'intégration.
"Un très grand nombre de mesures ont été mises de l'avant par le gouvernement. C'est un vaste chantier où les efforts commencent à porter fruits, mais où les résultats demeurent en deçà des attentes. (...) Le taux de réussite des jeunes allophones aux examens de français laisse beaucoup à désirer. En dehors des classes, c'est encore souvent l'anglais qui est la langue de communication. Un important pourcentage de travailleurs immigrés ne connaissent toujours pas le français plusieurs années après leur arrivée.
Le pourcentage de fréquentation des COFI, s'il s'est amélioré, demeure insuffisant, et le taux d'abandon des cours (...) est encore trop élevé."De nouvelles mesures seront prises pour raffermir l'attention déjà accordée à l'enseignement du français:
4.1 développer et mettre en oeuvre èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue un plan de sensibilisation de la population d'accueil à son rôle dans l'intégration linguistique;
4.2 considérer l'accès à l'apprentissage de la langue française comme un droit pour tous et toutes, assorti des moyens requis pour le faire respecter. Pour y parvenir, une collaboration avec les syndicats et les entreprises, les institutions scolaires et les organismes communautaires devra être instituée. Il faudra également prévoir de renforcer le réseau des centres d'orientation et de francisation des immigrants (COFI);
4.3 exiger que la maîtrise du français soit une composante essentielle de la formation fondamentale à tous les niveaux d'enseignement;
4.4 offrir aux étudiants immigrants des conditions d'apprentissage de la langue française adaptées à leurs besoins particuliers;
4.5 s'assurer que l'État québécois fournisse aux élèves inscrits au réseau scolaire anglophone, des écoles anglophones et les outils leur permettant d'acquérir une pleine maîtrise de la langue officielle du Québec;
4.6 voir à une francisation active des programmes de formation professionnelle;
4.7 assurer l'apprentissage de la langue française parlée et écrite aux nouveaux arrivants et cesser de subventionner les programmes d'alphabétisation de langue anglaise;
4.8 promouvoir activement le français dans lèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue a formation scientifique et technologique des étudiants et étudiantes, de même que dans les revues et les publications scientifiques;
4.9 établir la connaissance du français comme critère obligatoire d'admission à l'université;
4.10 instaurer, dans les maisons d'enseignement francophones, des mécanismes de valorisation e t de surveillance de la langue et de la culture française. Faire en sorte que notre langue et notre culture soient respectées par les administrations et valorisées dans tous les programmes de formation générale, technique ou professionnelle, de même que dans tous les services, organismes, activités et comités de ces institutions;
4.11 favoriser la production de manuels en français pour l'enseignement dans les institutions collégiales et universitaires.
5. RELANCER LE PROCESSUS DE FRANCISATION DES MILIEUX DE TRAVAIL
"La francisation est un travail exigeant qui se relâche au moindre signe d'affaiblissement de la volonté politique." En effet, selon le rapport sur la langue, il faut absolument continuer à s'intéresser aux résultats et procéder à une évaluation périodique. "On constate que la francisation des entreprises n'a pas encore produit tous ses effets et qu'elle a souvent été freinée par des facteurs structurels, conjoncturels et politiques. (...) De toute évidenceèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue , la francisation [des entreprises] doit être redynamisée, avec la collaboration étroite des chefs d'entreprises et des travailleurs."
Pour relancer la francisation, nous suggérons de:
5.1 réactiver le processus de francisation des grandes entreprises et faire en sorte que la totalité d'entre elles obtiennent un certificat de francisation dans un délai raisonnable;
5.2 mettre sur pied un processus efficace de francisation graduelle dans les entreprises de 10 à 50 employés.
6. ACCORDER UNE IMPORTANCE PARTICULIÈRE À LA QUALITÉ DU FRANÇAIS DANS LES MÉDIAS
C'est la responsabilité commune de la société, de l'État, des services publics, des médias, du système d'éducation, des enseignants, des parents et des étudiants de maintenir et d'améliorer la qualité du français. "Il faudra dorénavant davantage chercher à articuler la promotion de l'usage du français et de la qualité de la langue. (...) Rendre sa santé à la langue, c'est d'abord vivifier la santé linguistique du citoyen."
Il faudra:
6.1 prendre les mesures nécessaires pour faire respecter la qualité du français dans tous les secteurs, plus particulièrement dans les médias;
6.2 favoriser le développement de logiciels français, notamment par la création d'un fonds à cet effet;
6.3 promouvoir la création d'ouèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue tils de gestion de l'information et de navigation en français, dans le cadre d'expériences pilotes dans la fonction publique;
6.4 faciliter la recherche et la création de produits logiciels de traitement de la langue française;
6.5 favoriser la présence de francophones aux tables de normalisation internationales;
6.6 faire en sorte que les nouveaux logiciels, jeux électroniques et autres produits issus des nouvelles technologies et destinés au grand public soient disponibles simultanément en français et en anglais;
6.7 faire en sorte que les détaillants offrent, chaque fois qu'elle existe, la version française des logiciels mis en marché dans une autre langue.
6.8 faire en sorte qu'une personne puisse recevoir en français les documents produits dans le cadre des services offerts par les membres des ordres professionnels, sans être tenue d'en faire la demande au préalable.
7. APPORTER UNE ATTENTION PARTICULIÈRE À MONTRÉAL
"Le sort de la langue française se jouera à Montréal." La phrase est lapidaire et lourde de sens. Si la tendance se maintient, tout indique que les francophones seront minoritaires sur l'île de Montréal en l'an 2010 ou 2015. Le départ des francophones de l'île, l'importante concentration des allophones et les difficultés d'intégration des nouveaux arrivaèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue nts sont autant de facteurs qui contribuent à faire perdre à l'île de Montréal son caractère français. La situation nous oblige à réagir avec vigueur et discernement pour que le français soit réellement la langue commune de tous les Montréalais.
Il faut donc:
7.1 favoriser le maintien des francophones sur l'île de Montréal;
7.2 voir au renforcement du français dans la grande région de Montréal;
7.3 refuser toute forme de bilinguisme institutionnel dans cette région, sauf pour les institutions pour lesquelles l'utilisation d'une autre langue est prévue;
7.4 faire la promotion active du français comme langue d'intégration, de travail, de culture, d'éducation et d'échanges interculturels;
7.5 développer des mesures incitatives pour favoriser l'établissement d'immigrants sur l'ensemble du territoire québécois et faciliter ainsi leur intégration à la société québécoise.
8. METTRE EN OEUVRE UNE STRATÉGIE D'ACTION INTERNATIONALE
8.1 promouvoir un cadre réglementaire international favorisant réellement l'utilisation du français;
8.2 promouvoir le développement d'alliances stratégiques internationales en matière d'industries de la langue entre les entreprises du Québec, de la France et du Nord-Est des États-Unis, du Mexique et du Brésil;
8.3 entreprendre une cèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ampagne de diffusion à l'étranger d'informations factuelles sur la situation du français au Québec et sur l'action de cet État en faveur du français dans les échanges internationaux.
C. L'éducation Un peuple mesure son avenir à l'aune de l'éducation qu'il est capable de fournir à ses enfants. L'éducation est la pierre angulaire de son développement. C'est ce qui lui permet de se connaître, de se faire connaître et de s'ouvrir sur le monde. Bien plus qu'une simple accumulation de connaissances éparses, l'éducation facilite l'insertion d'un être dans sa société tout en développant chez lui ses aptitudes intellectuelles.
Depuis la démocratisation de l'éducation, le Québec a réussi à instruire et à former des millions de jeunes et à favoriser leur épanouissement intellectuel. Avec les États généraux, le monde de l'éducation sent le besoin de faire le point sur le système actuel pour l'adapter aux exigences d'aujourd'hui. Il est urgent de développer un système d'éducation moderne, exigeant, public, vraiment accessible à tous et à toutes et scrupuleusement attaché à la qualité. Sans la volonté de développer le potentiel de chaque individu, nous aurons du mal, comme société, à prendre et à maintenir notre place dans l'économie moderne. Il faut èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue concevoir l'éducation au Québec comme une source de développement personnel et social de chaque individu, et non pas seulement comme l'incubateur de la main-d'oeuvre.
Une trop forte proportion de la population ne parvient toujours pas à obtenir le diplôme d'études secondaires, surtout dans les milieux défavorisés, là même où se concentrent les problèmes de chômage et de santé les plus persistants. La situation est plus grave qu'on ne le croit générale-ment: par exemple, le Québec compte 900 000 analphabètes, seulement 15 % des jeunes sont inscrits en formation professionnelle et technique et 36 % des jeunes abandonnent leurs études avant d'avoir complété leur cours secondaire .
En outre, l'accès aux études supérieures demeure restreint, malgré le développement important du réseau universitaire. Par ailleurs, l'université fait face aux problèmes d'adaptation aux exigences nouvelles des programmes d'enseignement et de l'organisation du système. Tout un nouveau savoir issu du développement intellectuel, scientifique et technologique transforme, sous nos yeux, le monde où nous vivons. Notre système d'enseignement a la double responsabilité de l'intégrer, sans abandonner le précieux legs du passé.
L'école est le creuset de la société, le lieu privilégié de transmission et d'élaboration de la culture. De notrèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue e culture aussi. Valeurs, comportements, attitudes et référents culturels s'y façonnent, de même que l'appartenance à la collectivité québécoise. L'école peut donc contribuer à réduire de façon significative les comportements discriminatoires de tous ordres, notamment les comportements sexistes. Il est de notre devoir de développer un système d'éducation qui place l'élève au centre des préoccupations. La passion et l'enthousiasme doivent élire domicile au sein d'une école accessible, démocratique, où les enseignantes et les enseignants mettent à profit toutes leurs qualités. Mais l'école ne peut seule amener les jeunes à s'épanouir. Les parents doivent aussi jouer un rôle accru et s'impliquer davantage pour définir l'école qu'ils désirent.
Nous devons faire de l'école le coeur d'un projet de société, un levier pour relancer le développement économique, social et culturel. À l'aube du XXIe siècle, nous nous dirigeons résolument vers la mondialisation des échanges, le métissage culturel et l'assimilation constante et rapide de nouvelles technologies. L'école devra donc, plus que jamais, offrir aux individus une formation qui les prépare à rencontrer ces nouveaux défis.
Il faut donc:
- reconnaître l'éducation comme étant la priorité et considérer sa qualité et son accessibilité comme un investisseèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ment pour le développement social, économique, culturel et politique du Québec;
- accorder une priorité budgétaire à l'éducation au Québec;
- maintenir la gratuité scolaire jusqu'au niveau collégial inclusivement;
- actualiser les modalités d'octroi et de remboursement des prêts et bourses, notamment en modifiant le mode de comptabilisation des périodes d'admissibilité et en instaurant un régime de remboursement de la dette proportionnel au revenu.
1. ASSURER UNE ÉDUCATION DE QUALITÉ
De plus en plus conçus dans une optique utilitaire, la connaissance et le savoir doivent transcender l'esprit mercantile qui évacue trop souvent l'essence même de l'apprentissage. L'excellence et le dépassement de soi doivent être poursuivis dans une perspective d'accomplissement de l'individu, et non seulement sous le signe du profit. L'amélioration de la qualité de l'éducation passera par la démocratisation du système et par la responsabilisation. Une attention particulière doit être portée aux écoles de la région de Montréal, en raison du contexte spécifique dans lequel elles opèrent.
Nous proposons de:
1.1 renforcer la caractère public et laïc du système d'éducation québécois et accorder la priorité à la réussite éducative;
1.2 accroître les compétences de la population etèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue rechercher le développement global et intégré de la personne;
1.3 revaloriser l'acquisition de connaissances comme une fin valable en soi;
1.4 créer dans les établissements d'enseignement un milieu de vie stimulant en assurant aux étudiantes et aux étudiants des services parascolaires et un environnement socio-économique favorable;
1.5 resserrer les critères de sélection et de diplômation des étudiants en sciences de l'éducation notamment en exigeant la maîtrise du français;
1.6 assurer la formation et l'évaluation continues du personnel enseignant tant au niveau de la compétence disciplinaire que de la compétence pédagogique;
1.7 faire en sorte que les besoins scolaires particuliers de la population de la région métropolitaine de Montréal soient l'objet d'une intervention ciblée et concertée.
2. DÉCENTRALISER LES RESPONSABILITÉS PÉDAGOGIQUES AU PROFIT DE L'ÉCOLE
Beaucoup de gens du milieu de l'éducation s'en plaignent: le système d'éducation est rigide, bureaucratisé, soumis à des politiques et des règlements qui peuvent entraver les initiatives locales. Il devient urgent de décentraliser le pouvoir de décision et de faire davantage confiance aux gens qui sont directement impliqués. Le déplacement du centre de décision vers les établissements d'enseignement devraitèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue favoriser le développement du partenariat avec les milieux communautaire et culturel.
Afin d'encourager des initiatives locales, il faut:
2.1 assurer une plus grande autonomie aux établissements dans le choix des moyens et des modalités nécessaires pour atteindre les objectifs fixés, tout en maintenant l'équité interrégionale dans l'affectation des ressources;
2.2 faciliter la collaboration active et concertée du milieu scolaire avec des parents et des organismes communautaires dans la formation intégrale des jeunes;
2.3 décentraliser, dans les conventions collectives, ce qui concerne en particulier l'organisation du travail;
2.4 permettre, pour le développement des programmes et des services, le partenariat avec les diverses composantes du milieu socio-économique et du secteur privé.
3. CRÉER UNE COMMISSION NATIONALE D'ACCRÉDITATION ET D'ÉVALUATION DES PROGRAMMES DE FORMATION
Si tout le monde convient qu'il faut donner davantage de latitude aux établissements pour trouver les moyens d'améliorer l'éducation et l'encadrement, nous estimons que les établissements concernés doivent rendre des comptes. Un système d'évaluation de la formation à tous les niveaux d'enseignement, aussi bien au niveau privé que public, nous apparaît comme la solution appropriée pour s'assurer èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue que les différents programmes de formation répondent aux besoins.
Dans les circonstances, il faut donc:
3.1 élargir le mandat de la Commission de l'évaluation de l'enseignement collégial à l'ensemble de l'enseignement supérieur;
3.2 créer un organisme similaire pour l'enseignement élémentaire et secondaire.
4. ATTEINDRE LE SEUIL MINIMAL DE FORMATION
Le phénomène du décrochage scolaire a pris des dimensions alarmantes. Trente-cinq pour cent des jeunes décrochent du secondaire. Si la démotivation peut être quelquefois le résultat de problèmes personnels, il faut se rendre à l'évidence que l'école ne répond pas aux besoins d'un nombre important de jeunes.
Cette situation commande de:4.1 diversifier les voies de formation afin d'amener la totalité des élèves du secondaire jusqu'à la diplomation;
4.2 développer des mesures d'intervention précoce, par exemple:
a) rendre la prématernelle ou la garderie éducative accessible aux milieux défavorisés;
b) assouplir les normes qui déterminent l'âge d'admissibilité à l'école;
c) dépister les difficultés d'apprentissage au primaire et appliquer un plan d'action concerté dans les écoles des milieux défavorisés;
d) implanter un plan de lutte au décrochage dans les écoles secondaires les plus vulnérables.
èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue
5. RENFORCER LA FORMATION DE BASE
Avec les années, on se rend compte que pour apprendre davantage, il faut au départ maîtriser certaines matières. La formation de base, c'est d'abord apprendre à lire, à écrire et à compter. C'est aussi apprendre le raisonnement, la logique, l'analyse, le jugement critique, la synthèse, la polyvalence et l'art d'associer les connaissances ou de les transposer d'un domaine à l'autre. Mais cette formation ne saurait être complète sans une solide culture générale basée sur de vastes connaissances.
À ce chapitre, la langue française apparaît non seulement comme un moyen de communication et de développement, mais aussi comme un outil essentiel pour façonner la pensée et approfondir la réflexion. Par conséquent, il faut cesser de voir la langue comme un simple instrument de communication et la considérer comme le fondement de la culture car elle donne un nom aux valeurs d'un peuple et symbolise sa culture dans son entier.
Vient ensuite la connaissance nécessaire des mathématiques, des sciences, des nouvelles techniques de l'information, de l'histoire et de l'anglais. Les deux premières sont reconnues pour développer une certain type de logique en plus d'initier aux méthodes scientifiques. Vu le développement prodigieux de l'informatique, nous croyons que l'école doitèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue assurer une formation de base dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et des communications. L'apprentissage de l'anglais permettrait d'élargir notre culture générale. L'histoire quant à elle nous sensibilise à nos origines et à celles du monde.
Le renforcement de la formation de base favorisera le développement de l'esprit critique et du sens de la continuité, indispensables à une formation adaptée aux exigences d'aujourd'hui.
Cela s'avère d'autant plus important dans une société comme la nôtre, qui ouvre largement ses portes à l'immigration. Elle doit, pour assurer une cohésion minimale, transmettre aux nouveaux immigrants une connaissance appropriée de leur société d'accueil de sorte qu'ils puissent s'y intégrer de façon harmonieuse et contribuer pleinement au développement de la culture à laquelle ils viennent de se joindre.
Dans les circonstances, nous croyons qu'il faudra:
5.1 faire de la maîtrise du français parlé et écrit une exigence dans toutes les matières et à tous les niveaux, en y consacrant les ressources nécessaires.
À cette fin, il faudra:
a) augmenter le nombre d'heures consacrées à l'apprentissage du français au primaire et au secondaire, réimplanter l'enseignement systématique de la grammaire au primaire et remettre au programme la lecture dèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue 'oeuvres littéraires et l'écriture;
b) intensifier le soutien linguistique accordé aux élèves allophones ayant intégré la classe régulière depuis moins de deux ans;
c) soutenir activement les commissions scolaires qui développent des politiques de valorisation de l'usage du français et de jumelage des écoles à haute densité ethnique avec des écoles à majorité francophone.
5.2 faire de la maîtrise des mathématiques une priorité à tous les niveaux d'enseignement;
5.3 réintroduire la dimension historique dans les apprentissages et rendre l'histoire obligatoire à tous les niveaux ; au niveau primaire l'histoire régionale et nationale, aux niveaux secondaire et collégial l'histoire universelle (préhistoire, histoire de l'Antiquité, du Moyen-âge et de la Renaissance), nationale et contemporaine, et dans les COFI l'histoire nationale.
5.4 assurer une formation scientifique de base à tous les étudiants et étudiantes;
5.5 favoriser l'apprentissage de l'anglais langue seconde aux niveaux primaire, secondaire et collégial;
5.6 favoriser l'accès de tous les élèves aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.6. SE DOTER D'UNE POLITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT DES LANGUES
Depuis le Plan Cloutier (1970) sur l'enseignement des langues, le gouvernement èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue du Québec n'a jamais reconsidéré cette question. Bien entendu, des mesures pour l'enseignement du français ont été prises; d'autres pour l'enseignement de l'anglais comme deuxième langue. Certains cégeps ont aussi fait des efforts pour favoriser l'enseignement de l'espagnol ou de l'allemand, par exemple.
C'est pourquoi nous sommes en droit de nous questionner sur l'enseignement des langues autres que le français au Québec. Notre système scolaire consacre près de dix années à l'enseignement de l'anglais (trois années au primaire, cinq années au secondaire, auxquelles on a récemment ajouté deux années au collégial). Pendant le même temps, des étudiantes et étudiants d'autres pays (comme l'Allemagne ou la France) apprennent deux langues modernes. Pourquoi ne pas suggérer que les jeunes Québécoises et Québécois qui accèdent à l'université possèdent déjà une connaissance convenable de deux autres langues à part leur langue maternelle? En plus de l'anglais, par exemple, n'y aurait-il pas lieu de favoriser la connaissance de l'espagnol, une langue importante des Amériques?
La mondialisation des marchés, le chassé-croisé des cultures, les échanges de tous ordres n'interpellent-ils pas l'école québécoise pour l'inviter à réfléchir à l'avantage du plurilinguisme dans le monde d'aujourd'hui?A cet effet, il est rèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ecommandé de :
6.1 donner la possibilité aux jeunes Québécoises et Québécois d'acquérir la connaissance de l'anglais et d'une troisième langue pendant les treize ou quatorze années que durent les cours primaire, secondaire et collégial;
6.2 encourager l'apprentissage de l'espagnol comme étant une langue importante, dans le cadre de l'ALÉNA;
6.3 favoriser l'enseignement des langues amérindiennes dans le paysage d'ensemble du plurilinguisme;
6.4 offrir, au cycle de l'enseignement supérieur, davantage de cours de langues modernes considérées importantes au plan international.
7. RESSERRER LES EXIGENCES PÉDAGOGIQUES ET AMÉLIORER LA QUALITÉ DES PROGRAMMES
Beaucoup trop de jeunes quittent le cégep et même l'école secondaire sans avoir obtenu de diplôme. Il faut enrayer au plus vite cette hémorragie. L'harmonisation entre les différents ordres d'enseignement et un meilleur encadrement semblent être parmi les solutions au problème.
Pour susciter un intérêt accru chez les étudiantes et les étudiants, il faudra:
7.1 fixer comme objectif prioritaire d'améliorer la réussite éducative et le taux de diplômation à tous les niveaux d'enseignement, tout en en augmentant les exigences;
7.2 préciser les objectifs poursuivis à tous les niveaux d'apprentissage et favoriser l'èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue harmonisation entre les différents ordres d'enseignement;
7.3 assurer aux étudiantes et aux étudiants des services d'orientation et d'encadrement;
7.4 réaffirmer et consolider la double mission de formation pré-universitaire et technique du collégial;
7.5 offrir des services de bibliothèque adéquats aux élèves du primaire, du secondaire, des cégeps et des universités;
7.6 instituer l'enseignement civique dans les écoles primaires et secondaires.
8. CONSOLIDER LA QUALITÉ ET LE RÔLE DU RÉSEAU PUBLIC
La démocratisation de l'éducation passe par l'école publique. La mission de celle-ci commande qu'on lui fournisse les ressources nécessaires pour qu'elle puisse remplir son mandat. Il est notamment essentiel d'investir des ressources pour prévenir le décrochage, maintenir un enseignement de qualité et un encadrement adéquat pour les élèves en difficulté. À ce sujet, l'aide à la petite enfance devrait être un moyen privilégié pour s'assurer que tous les enfants partent du bon pied.
En vue de consolider la qualité et le rôle du secteur public d'enseignement, nous proposons de:
8.1 donner au réseau public d'enseignement les moyens institutionnels et financiers dont il a besoin pour atteindre ses objectifs de démocratisation et d'excellence;
8.2 développer un plan dèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue 'urgence pour lutter contre le décrochage scolaire, de concert avec les professionnels de l'éducation, les parents, et les milieux concernés;
8.3 fournir à l'école publique les ressources dont elle a besoin pour répondre aux exigences et contraintes entraînées par la disparité socio-économique et la diversité ethnoculturelle de ses clientèles;
8.4 élargir et améliorer, dans le cadre d'une politique intégrée de la petite enfance, les services d'éducation préscolaire en accordant une attention particulière aux clientèles les plus vulnérables, de manière à tenir compte des besoins des parents qui se retrouvent sur le marché du travail;
8.5 instituer des commissions scolaires linguistiques;
8.6 réintroduire le moratoire sur la création de nouvelles écoles privées;
8.7 réévaluer le financement du réseau privé d'éducation.
9. ACCROÎTRE L'ACCÈS À L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET AIDER L'UNIVERSITÉ QUÉBÉCOISE À MIEUX GÉRER SA VOCATION D'ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE
L'enseignement supérieur se trouve actuellement à la croisée des chemins. Nous croyons qu'il est important de rappeler que l'enseignement supérieur vise "le développement de connaissances et de leurs applications dans le cadre d'activités de recherche et de transfert technologique et scientifique, la participation au dévelèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue oppement des communautés et, dans le cas des universités, l'exercice d'une fonction critique dans la société." Il est urgent de réorganiser le financement des études supérieures pour que ces institutions soient capables de réellement jouer leur rôle.
Par ailleurs, une bonne pédagogie facilite l'apprentissage des connaissances. Jusqu'à maintenant, cet aspect de l'enseignement pourrait être davantage exploré aux niveaux des cégeps et des universités. Devant l'importance certaine de la pédagogie sur la réussite scolaire, nous pensons qu'il faudrait que les établissements d'enseignement supérieur y portent une attention plus soutenue.
Devant cette situation, nous proposons de:
9.1 préserver les acquis de la démocratisation et protéger la mission sociale et critique de l'université;
9.2 renforcer l'engagement gouvernemental en faveur de l'accessibilité aux études supérieures et de la scolarisation optimale;
9.3 faire en sorte que toute étudiante et tout étudiant québécois qui désire poursuivre des études post-secondaires puisse le faire grâce à un régime de financement incitatif. Le régime des prêts et bourses sera élargi et le paiement des frais de scolarité sera reporté. Pour le remboursement, on instituera un impôt universitaire calculé selon un pourcentage fixe du salaire gagné sur une périèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ode d'environ dix ans après l'entrée de l'étudiant ou de l'étudiante sur le marché du travail. Les ex-étudiants et ex-étudiantes débourseront ainsi un montant fixe, proportionnel à leurs revenus;
9.4 faire bénéficer d'une remise de dette de 25% toute étudiante ou tout étudiant qui complétera son baccalauréat dans un temps raisonnable;
9.5 revoir les pratiques pédagogiques au sein des institutions supérieures afin d'améliorer la qualité de l'enseignement et de l'encadrement, de diminuer l'abandon des études et d'accroître le taux de diplomation;
9.6 s'assurer que les établissements d'enseignement supérieur disposent des ressources financières nécessaire à leur mission éducative, scientifique et sociale;
9.7 consolider le réseau des Universités du Québec en région et adapter les programmes aux réalités régionales.
10. CONSERVER LA MISSION DE RECHERCHE ET D'ÉDUCATION SCIENTIFIQUE DE L'UNIVERSITÉ
L'excellence de notre recherche dans beaucoup de secteurs mérite d'être appuyée à fond. Or, le sous-financement chronique des universités menace leur capacité de recherche. Dans de nombreux secteurs, les équipements scientifiques sont désuets. Peu de nouveaux postes permanents de professeurs-chercheurs sont ouverts chaque année, ce qui limite les débouchés pour les jeunes chercheurs et leèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue s amène parfois à quitter le Québec. Dans les collèges, faute de moyens et de ressources suffisantes, la recherche demeure à l'état embryonnaire. Et l'éducation scientifique occupe encore trop peu de place dans l'école, tout comme la vulgarisation scientifique dans notre société.
Nous devrons donc:
10.1 dépasser la moyenne nord-américaine quant au nombre de diplômes universitaires en sciences et en technologie.
Un effort comparable à celui qui nous a permis récemment de dépasser nos voisins immédiats dans le domaine de l'administration est maintenant requis pour que le Québec occupe sa juste place quant au nombre de diplômés universitaires en sciences et en technologie.
C'est pourquoi il faut:10.2 instituer un programme pour financer la création de nouveaux postes de chercheurs dans les universités. Ce programme très stimulant s'adressera aux jeunes dotés de grandes aptitudes;
10.3 augmenter les subventions que le fonds pour la Formation de Chercheurs et l'Aide à Recherche (FCAR) destine à l'organisation d'équipes de recherche;
10.4 maintenir un solide niveau de recherche fondamen-tale tout en augmentant considérablement les ressources de la recherche appliquée;
10.5 créer d'urgence un programme d'investissement dans les équipe-ments de recherche des universités et des centèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue res de recherche. Ce programme devra résoudre le problème des équipements désuets qui amoindrit notre capacité de recherche. Il comprendra une disposition selon laquelle les responsables de ces équipements en permettront l'usage à d'autres organismes ou à des entreprises, pour des périodes fixes.
11. REVALORISER LE STATUT PROFESSIONNEL ET LA RESPONSABILITÉ DES ENSEIGNANTES ET DES ENSEIGNANTS
Le Québec doit pouvoir compter sur des enseignantes et des enseignants hautement compétents et motivés. Le corps enseignant doit disposer de tous les moyens requis pour jouer pleinement son rôle de pivot du système et de premier partenaire dans le monde de l'éducation. Cette revalorisation implique que l'on reconnaisse le statut professionnel des enseignants et que l'on accorde une attention particulière aux conditions d'enseignement.
Pour atteindre ces buts, nous proposons de:
11.1 procurer aux enseignants et enseignantes qui travaillent dans des milieux où l'apprentissage est particulièrement difficile des conditions de travail améliorées, notamment par la présence de spécialistes et par la diminution du ratio maître-élèves;
11.2 reconnaître que la compétence et l'implication des enseignantes et des enseignants constitue la pierre d'assise de la réussite de tout projet éducatif;
11.3 eèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ncourager une plus grande participation des enseignantes et des enseignants à la formulation des projets pédagogiques;
11.4 favoriser le ressourcement et le perfectionnement du personnel enseignant.
12. FAVORISER LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE DES JEUNES
La désaffection des jeunes du secteur de la formation professionnelle est problématique. Moins du tiers des élèves choisissent ce type de formation, que l'on devrait valoriser davantage. Avec le libre-échange, la mondialisation des marchés, la société québécoise ne pourra pas se passer longtemps d'une main-d'oeuvre spécialisée si elle désire demeurer dans la course. Il faudra donc rendre les programmes plus accessibles.
De plus, la qualité de la technologie de pointe joue un rôle fondamental dans la formation professionnelle. La mutation rapide des nouvelles technologies, leur coût élevé, font que les gouvernements ne peuvent plus défrayer seuls la facture. Dans les circonstances, le gouvernement devra trouver des moyens pour s'assurer que les étudiantes et les étudiants disposent toujours de matériel de pointe. Enfin, une bonne formation professionnelle ne peut exister sans qu'une masse critique de professeurs assurent la continuité. Or, le statut précaire de beaucoup d'enseignants ralentit actuellement l'émergence d'un corps profèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue essoral expérimenté et stable.
Par conséquent, un gouvernement du Parti Québécois devra:12.1 développer des programmes qui répondent à la modernisation industrielle et technologique du Québec et qui préparent adéquatement les élèves à l'évolution des besoins des entreprises et du marché du travail;
12.2 assurer la continuité de la formation d'un niveau d'études à l'autre et multiplier les passerelles entre les voies de formation;
12.3 recréer une filière de formation professionnelle dynamique pour les jeunes du secondaire;
12.4 afin de contrôler les coûts de la formation, inviter les entreprises à s'impliquer dans les institutions d'éducation et de formation de la main-d'oeuvre et à y investir des capitaux, des technologies et des ressources humaines;
12.5 établir un corps professoral permanent pour la formation professionnelle;
12.6 favoriser l'instauration de stages en entreprise pour les enseignantes et les enseignants;
12.7 mettre sur pied un régime d'apprentissage en entreprise;
12.8 favoriser l'implantation de programmes travail-études;
12.9 tenir compte, dans le révision des programmes, des réalités et des équilibres inter-régionaux;
12.10 permettre aux enseignants du professionnel de transférer ou d'acheter, sans frais pour l'État, leur pèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue lan de pension selon leurs années d'expérience dans le métier.
13. UNE POLITIQUE D'ÉDUCATION DES ADULTES
Malgré une présence accrue à tous les niveaux d'enseignement, la population adulte québécoise connaît toujours d'importants retards de scolarisation. La conjoncture économique actuelle, l'accent mis sur les ressources humaines, les besoins croissants de perfectionnement et de recyclage d'une part et, d'autre part, la complexité d'une société où les connaissances et l'information sont essentielles, nous obligent à tout faire pour augmenter le niveau de qualification de la population adulte.
Divers obstacles limitent toujours l'accès aux études. Les adultes doivent payer pour les activités de formation et ne sont pas admissibles à l'aide financière. Il n'y a aucun mécanisme administratif, ni aucune politique qui vise à favoriser leur retour aux études, sauf pour les assistés sociaux et les chômeurs. Les personnes les plus faiblement scolarisées sont celles qui profitent des cours offerts aux adultes. Lorsqu'elles le font, elles choisissent plutôt des cours qui, somme toute, leur apportent peu de formation reconnue ou mesurable.
De plus, les services publics d'éducation des adultes dans les commissions scolaires et les cégeps font face à la vive concurrence des établissements privés d'ensèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue eignement et des entreprises. La quasi totalité de leur personnel enseignant conserve un statut précaire. Sous prétexte de rationalisation, le gouvernement encourage l'intégration des jeunes et des adultes, à l'encontre des besoins propres aux adultes.
Quant à l'éducation populaire autonome, qui a pris naissance dans les milieux associatifs, son développement a été ralenti par différentes décisions politiques, dont le gel des subventions gouvernementales et le moratoire sur l'accréditation de nouveaux groupes.
Enfin, il faut bien distinguer deux types de formation destinée aux adultes. D'une part, il y a les cours de formation générale offerts à ceux et celles qui désirent retourner aux études pour compléter leur formation de base ou accroître leur culture générale. Ces cours devraient bénéficier de tout le soutien possible de l'État. D'autre part, il y a les cours axés davantage sur le loisir. Dans ce cas, les usagers devraient assumer les frais pour l'essentiel.
Reconnaître à tout adulte le droit à l'éducation
Une politique d'éducation des adultes doit s'appuyer sur la reconnaissance du droit de tout adulte à l'éducation, sans distinction de sexe, d'âge ou d'occupation. Cette reconnaissance se traduira d'abord par l'accès à une formation de base gratuite, comme c'est le cas pour les jeunes.èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue
En ce sens, il faudra:
13.1 établir la gratuité des cours au secondaire et au collégial pour les adultes inscrits à des activités de formation créditées, soit pour l'équivalent des treize années de scolarité de base;
13.2 développer des formules éducatives qui tiennent compte des besoins des jeunes adultes;
13.3 favoriser la reconnaissance des acquis en instaurant des mécanismes à cette fin par l'intermédiaire des institutions publiques: cégeps et universités; cette reconnaissance tiendra compte, notamment, des expériences de bénévolat et de soins à la famille;
13.4 créer un institut supérieur de la formation continue, à même les ressources de la Télé-Université, des facultés universitaires d'éducation permanente, de l'Institut de technologie supérieure et des services de cours par correspondance du ministère de l'Éducation, de sorte que le Québec soit au premier rang dans ces domaines et puisse exporter son savoir-faire;
13.5 inciter les universités et les cégeps à offrir davantage de domaines de formation à ceux et celles qui désirent acquérir des compétences et une formation en gérontologie; développer et rendre accessible aux aînés tout programme visant à leur enrichissement personnel et favorisant leur engagement social.
Offrir un service d'éducation des adultes acceèmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue ssible et de qualité
Le droit de tous et de toutes d'apprendre à lire et à écrire doit amener le gouvernement du Québec à reconnaître la spécificité de l'éducation des adultes et, à ce titre, mettre à contribution tout le réseau public.
Il faudra:
13.6 reconnaître la spécificité de l'éducation des adultes dans le réseau public d'enseignement (commissions scolaires et cégeps) et donc l'autonomie de ses structures, de ses programmes, de ses démarches pédagogiques et de son financement en interdisant le transfert de ses fonds à l'enseignement régulier;
13.7 consolider les services d'éducation des adultes dans les commissions scolaires et les collèges, notamment en matière d'accueil, d'orientation et de référence;
13.8 mener une vigoureuse campagne de revalorisation des services aux adultes;
13.9 accorder un statut officiel aux formateurs d'adultes en reconnaissant la spécificité de leur enseignement et favoriser la transformation des postes à statut précaire en postes permanents;
13.10 encourager le regroupement en associations étudiantes des adultes inscrits dans les commissions scolaires.
Reconnaître l'apport particulier de l'éducation populaire autonome
L'éducation populaire autonome s'appuie sur des modèles pédagogiques de formation par l'action. La èmes d'apprentissage, peu importe sa langue maternelle, à cause du français. En lui permettant de passer au réseau anglais, elle suppose que c'est le français qui cause un problème d'apprentissage et l'anglais qui le résout. Si cette situation peut être vraie pour des enfants dont la langue maternelle est l'anglais, cela ne peut pas être le cas pour les enfants ayant une autre langue maternelle. Et que penser de ces dérogations autorisant tous les frères et soeurs à faire de même? Cela encourage l'anglicisation de la famille et permet aux descendants de fréquenter l'école anglaise.
Pour empêcher que l'on court-circuite la Charte de la langue française en matière d'enseignement, il faudra:
3.1 réexaminer la durée actuelle de la période de séjour temporaire pendant laquelle un enfant de travailleur étranger peut aller à l'école anglaise, de façon telle que soient satisfaits nos besoins en ressources humaines, sans toutefois que cela ne constitue une voie détournée pour accéder à l'école anglaise;
3.2 appliquer la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées;
3.3 revoir la réglementation sur les problèmes d'apprentissage en limitant les certificats d'éligibilité à l'école anglaise aux personnes de langue maternelle anglaise ayant des problèmes d'apprentissages;
Au nive consacrer l'indépendance des organismes institués par la Charte de la langue française, développer des outils de mesure permettant un suivi de l'évolution de la situation du français au Québec;
1.7 s'assurer que la préservation ou la révocation du statut bilingue de certains organismes municipaux et scolaires et d'établissements de santé et de services sociaux reposent sur des critères quantifiables;
1.8 veiller à ce que l'État et ses organismes affiliés n'accordent aucune subvention, aucune concession ou aucun avantage à une entreprise qui ne répond pas aux exigences de francisation prévues par la Charte;
1.9 intégrer les principes de la Charte de la langue française à la constitution d'un Québec souverain et déclarer la Charte d'ordre public.
En offrant la possibilité à "toute personne d'expression anglaise" d'être servie dans sa langue dans tous les établissements de santé et de services sociaux au Québec, le gouvernement du Québec instaurait le bilinguisme institutionnel dans ses établissements. Il élargissait dans les faits le statut d'établissement bilingue (réservé jusque là à quelques organismes) à tous les organismes de santé et de services sociaux.
Cette nouvelle politique allait à l'encontre de la Charte de la langue précarité des organismes volontaires d'éducation populaire mine sérieusement leur efficacité.
Aussi, il faut intervenir pour:
13.11 reconnaître officiellement l'éducation populaire autonome fondée sur la notion de formation par l'action;
13.12 accroître à court terme et de façon significative le soutien financier aux groupes d'éducation populaire autonome et d'alphabétisation en leur garantissant un financement stable de trois ans, de façon à favoriser la qualité et la continuité des démarches de formation individuelles et collectives;
13.13 viser, à long terme, l'attribution d'un budget additionnel du ministère de l'Éducation aux groupes oeuvrant en éducation populaire autonome et en alphabétisation;
13.14 fournir aux regroupements régionaux et nationaux d'éducation populaire autonome et d'alphabétisation les ressources nécessaires à leurs tâches de concertation, de représentation et de sensibilisation.