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Dépenser pour être heureux : la consommation après la pandémie

Publié le 13 septembre, 2021


Dépenser pour être heureux : la consommation après la pandémie

Les dépenses des ménages ont recommencé à augmenter avec la fin de la crise sanitaire. En effet, les sorties au restaurant se sont ajoutées à l’aménagement de la cour arrière et aux rénovations. On peut dire que la hausse de l’indice des prix à la consommation en dit long sur l'enthousiasme qui caractérise un certain retour à la normale, mais tout le monde ne dépense pas de la même manière, particulièrement depuis la pandémie. Et vous? L’argent fait-il votre bonheur? Comment doit-il être utilisé pour procurer un maximum de satisfaction?

Le lien entre l'argent et le bonheur

L’argent est nécessaire à la satisfaction des besoins de base; tout le monde s’entend pour dire qu’il en faut un minimum pour survivre. Or, depuis plus de 10 ans, on sait que le bonheur ressenti au quotidien cesse d'être proportionnel au revenu annuel et stagne à partir de 75 000 $. En effet, une étude menée aux États-Unis par Angus Deaton et Daniel Kahneman a révélé une augmentation de la bonne humeur jusqu’à l’atteinte de ce chiffre magique. Parions qu’il serait un peu plus élevé aujourd’hui!

Le phénomène est mondial. Les chercheurs Esteban Ortiz-Ospina et Max Roser ont compilé les données du World Happiness Report et de plusieurs instituts nationaux de statistiques. Leur conclusion est incontestable : les habitants des pays les plus riches et en meilleure santé sont plus satisfaits de la vie. Cela vaut à l’échelle individuelle autant que nationale : plus un pays est riche, plus il est heureux, et plus une personne est riche, plus elle est heureuse par rapport à une personne pauvre du même pays. 

La mesure du bonheur

Léger, firme de sondage bien implantée partout au Canada, produit l’indice de bonheur Léger en se fondant sur une liste de 25 critères pour déterminer le bonheur. Parmi ceux-ci, on trouve l’argent, bien entendu, mais aussi l’amour, le travail, la santé, l’accomplissement de soi, l’altruisme, la liberté et la sensibilité environnementale. Au cours de la pandémie, plusieurs Canadiens ont épargné davantage que les années précédentes. Maintenant en pleine relance économique, comment dépenser cet argent pour favoriser le bonheur?

Mieux dépenser pour être plus heureux

Elizabeth Dunn et Michael Norton ont coécrit Happy Money: The Science of Happier Spending. Que nous enseignent-ils? D’envisager une nouvelle manière de dépenser. Selon eux, il faudrait privilégier les expériences plutôt que les biens matériels. On peut dire que ce conseil a été mis à rude épreuve pendant la pandémie! Difficile d’accumuler des expériences avec des proches et de voyager dans ce contexte. Une autre de leurs idées est de s’acheter du temps. Par exemple, se payer des repas préparés permet de profiter de plus de temps de qualité en famille. Des sentiments de liberté, d’amour et d’accomplissement pourraient s’ensuivre et contribuer au bonheur! Donner aux autres pour les aider est aussi une excellente manière de dépenser pour être heureux. On peut notamment donner à un organisme qui milite pour préserver l’environnement et se sentir satisfait de contribuer à améliorer la situation pour les générations futures.

Les nouvelles habitudes de consommation

Les économistes s’entendent pour dire que l’épargne accumulée durant la pandémie sert de point d’ancrage à la relance. La Banque de Montréal l’a estimée à 150 milliards de dollars, et la Banque Royale, à 160 milliards. Mais comme les psychologues le rappellent, tout le monde ne se déconfine pas au même rythme

Alors que 91 % des consommateurs canadiens disent que la pandémie a changé leurs comportements, 53 % souhaitent maintenir leurs nouvelles habitudes. Myriam Ertz, chercheuse canadienne sur la consommation, explique qu’il est raisonnable de croire que certains comportements perdureront. À son avis, plus un consommateur est contraint d’adopter un comportement sur une période prolongée, plus il se convainc que cela lui convient. Des exemples? Diminuer l’utilisation de la voiture et cuisiner davantage à la maison. Ce genre de changement peut aussi être une manière de s’accomplir et de créer un peu de bonheur dans des circonstances difficiles.

La firme de sondage Léger propose six personnages qui décrivent les types de consommateurs de la reprise économique : euphorique, confortable, craintif, inébranlable, débrouillard, abattu.

Les dépensiers

L’euphorique ne représente que 9 % de la population canadienne, mais c’est lui qu’on risque de voir faire la fête sans respecter les mesures sanitaires au bulletin de nouvelles. Son objectif est de vivre à fond et de rattraper le temps perdu. La liberté est essentielle à son bonheur et elle est ici une occasion de dépenser librement! Il fera le plein d’expériences, ce qui fera certainement plaisir à la Dre Dunn! Il risque tout de même de faire plusieurs dépenses irréfléchies qu’il regrettera par la suite.

Ayant pris le temps de se recentrer sur elle-même pendant la pandémie, la confortable se retrouve chez 21 % de la population canadienne. Pour elle, il est important de dépenser d’une manière consciente, notamment en encourageant les entreprises locales, et de s’accomplir dans de nouveaux passe-temps. 

Le débrouillard a optimisé ses dépenses pendant la crise. Comme 23 % des Canadiens, cela ne l’a pas empêché de soutenir les industries locales et de se soucier de l’environnement. Il a testé plusieurs recettes et affûté ses compétences en cuisine pendant les mois de confinement. Il est prêt à dépenser pour alléger sa charge mentale en s’achetant du temps. Après avoir mis toute son énergie dans l’adaptation à la crise, il a besoin de répit.

Les économes

L’inébranlable représente 13 % des Canadiens. Pendant la pandémie, elle n’a pas réellement adopté de nouvelles habitudes de consommation et est heureuse de reprendre sa vie là où elle l’avait laissée, avec un peu plus de rencontres en personne.

Le craintif, soit 24 % des Canadiens, a encore très peur de la transmission du virus. Il ne souhaite pas revoir ses amis, ni même sa famille. Sa santé et celle de ses proches sont cruciales à son bonheur. Son épargne restera bien au chaud pendant un certain temps.

Inquiète, déprimée et fatiguée, l’abattue a subi de plein fouet les impacts de la pandémie et n’est pas d’humeur à multiplier les dépenses frivoles. Elle a besoin de temps pour s’en remettre. Pour le moment, sa santé risque d’être le principal obstacle à son bonheur.

Et vous? Avez-vous redécouvert de vieilles recettes de votre grand-mère pendant la pandémie? Avez-vous hâte de faire la fête? Quels critères de bonheur vos dépenses quotidiennes vous permettent-elles d’atteindre?

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