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Mind at Peace: un duo d'entrepreneures au service de votre mieux-être

Publié le 03 mars, 2022


Mind at Peace: un duo d'entrepreneures au service de votre mieux-être

Dans notre série de portraits Femmes entrepreneures, on vous présente des entrepreneures acadiennes d’exception dont l’engagement auprès de la communauté a des retombées positives sur la population. Pleins feux sur leur histoire inspirante!

Fortes de plus de 20 ans d’expérience en santé mentale, la psychologue Eve Arseneau et la travailleuse sociale clinique Marie-Pierre Godin s’unissent en 2018 pour ouvrir le Centre Mieux-Être Mind at Peace, clinique offrant les services de plusieurs professionnels selon une approche multidisciplinaire. Trois ans plus tard, elles remportent le prix de l’Entreprise de l’année 2021 remis par le Conseil économique du Nouveau-Brunswick, une prestigieuse reconnaissance du milieu des affaires.

Comment 2 thérapeutes ont-elles gravi les échelons si rapidement dans le monde de l’entrepreneuriat? Quelle est la clé de leur succès? Elles nous racontent leur parcours, leur mission et ce qui distingue leur approche.

Des thérapeutes à la fibre entrepreneuriale bien développée

Énergiques, gestionnaires dans l’âme, la tête pleine de projets, proactives… voilà qui décrit bien Eve Arseneau et Marie-Pierre Godin. Au fil de leur parcours respectif, elles étudient, voyagent, travaillent au sein de divers organismes du réseau public et acquièrent une solide expertise en santé mentale. C’est chez Équipes Enfants-Jeunes, où elles travaillent toutes les 2, que leurs routes se croisent.

« Ça a tout de suite cliqué. On a les mêmes passions, les mêmes intérêts. On est toutes les 2 aventureuses et fonceuses, et on veut aider les autres », raconte Eve. « On a des backgrounds différents qui se complètent à merveille », renchérit Marie-Pierre.

Eve Arseneau & Marie-Pierre Godin

Une entreprise qui prend rapidement de l’expansion

Leur association remonte à 2016, alors que les 2 femmes décident de partager un bureau au centre-ville de Bathurst les soirs et les week-ends. Pour répondre à la demande grandissante, elles louent rapidement un deuxième bureau et forment une équipe de quatre thérapeutes. Mais ce n’est pas suffisant! « Ça a fait fureur! Alors on a décidé d’ouvrir un centre multidisciplinaire pour aller plus loin et mettre en place plusieurs projets », explique Eve.

La naissance du Centre Mieux-Être

En 2018, les filles achètent une maison à Bathurst pour la convertir en clinique. Le Centre Mieux-Être Mind at Peace voit le jour. Sa mission? Offrir en un seul lieu plusieurs services professionnels répondant aux besoins des clients selon une approche interdisciplinaire globale. Elles partent donc à la recherche de massothérapeutes, d’acupunctrices, de diététistes, d’orthophonistes et d’autres spécialistes pour compléter leur offre.

Quatre ans plus tard, 27 personnes travaillent au Centre et une deuxième maison, voisine de la première, est acquise pour répondre à la demande toujours croissante. Une nouvelle clinique est également ouverte en juin 2021 à Campbellton. On peut dire que nos thérapeutes-entrepreneures ont le vent dans les voiles!

Prise en charge globale et flexibilité : le client au centre des services

Au Centre Mieux-Être, l’accueil chaleureux, les délais d’attente courts et la collaboration des professionnels en vue du suivi rigoureux de la clientèle assurent le bien-être de celle-ci.

« On travaille toutes en équipe. Si quelqu’un se présente pour un trouble alimentaire, je vais demander à une diététicienne de travailler sur le dossier avec moi », explique Eve. La clé du succès est la communication entre tous les thérapeutes qui mettent en commun leurs outils et leurs approches pour atteindre un même objectif.

Les 2 gestionnaires font également preuve de flexibilité pour accommoder l’horaire des clients lorsque possible. « Par exemple, si une maman a 2 enfants qui utilisent nos services, on va essayer de faire coïncider leurs rendez-vous. On sait ce que c’est gérer un agenda familial! »

Des projets diversifiés dans la communauté

Outre leur travail au Centre, Eve et Marie-Pierre multiplient les collaborations afin de répondre à un maximum de besoins dans la communauté. « Nous sommes très conscientes que tout le monde ne peut pas s’offrir les services de notre clinique privée. Or, les problèmes de santé mentale ne touchent pas une seule tranche de la population. En collaborant avec des écoles et divers organismes, nous tentons donc de joindre les populations vulnérables qui n’auraient autrement pas accès à l’aide dont elles ont besoin, faute de moyens financiers. »

« On travaille auprès des jeunes en leur offrant des ateliers et auprès des nouveaux arrivants en collaboration avec l’Association Multiculturelle Région Chaleur. On offre également des services aux Premières Nations, aux équipes sportives et aux parents confrontés au deuil périnatal. On essaie de créer des projets qui répondent aux besoins de la communauté. »

Le Centre Mieux-Être : un endroit où il fait bon travailler

De fil en aiguille, le Centre Mieux-Être se positionne en tant qu’employeur de choix. « Plein de gens nous approchent pour travailler avec nous. Le mieux-être de nos employées est hyper important pour nous, et ça, la communauté en parle », avance Marie-Pierre. « Respecter leur créativité fait partie de nos valeurs. Chacune d’entre elles est encouragée à créer des projets qui l'interpellent. Plus l’employée est libre d’exprimer ses idées, plus elle est proactive et plus elle chemine de façon exponentielle, ce qui est bénéfique pour elle, pour le Centre et pour les clients. Tout le monde en sort gagnant. »

« Notre objectif était de créer l’emploi de nos rêves et d’en faire bénéficier le plus de gens possible », précise Eve. « C’est important de jumeler travail et plaisir. On fait un travail qui peut être lourd, alors il faut trouver des façons de l’alléger. Et comme on est presque toutes de jeunes mamans, on s’assure d'être flexibles. On l’a constaté dans notre pratique : quand on évolue dans un milieu de travail rigide, l’anxiété et la fatigue augmentent, et le mieux-être est compromis. »

Un duo gagnant d’entrepreneures

Comment se passe la gestion d’entreprise en tandem? « Comme on travaille dans le domaine de la thérapie, la communication est une de nos forces. Ça aide! On se parle beaucoup et on travaille dans le respect », souligne Eve. « On est bonnes pour reconnaître nos forces et on se sépare les tâches en conséquence », ajoute Marie-Pierre. « Notre complémentarité est ce qui nous permet de continuer à grandir et à cheminer ensemble. »

Toutes 2 s’entendent pour dire que faire équipe facilite bien des choses. « On est des femmes d'affaires, il ne faut pas l’oublier. En plus de l’entreprise, on a toutefois des responsabilités ménagères et familiales. Être 2 nous permet de trouver un meilleur équilibre familial et entrepreneurial. »

Une belle tape dans le dos du milieu des affaires néo-brunswickois

En 2021, Eve et Marie-Pierre ont vu leurs efforts récompensés par le Prix d’excellence pour une entreprise de 10 employés et plus décerné par la Chambre de commerce Chaleur et le prestigieux prix de l’Entreprise de l’année remis par le Conseil économique du Nouveau-Brunswick. « Sincèrement, on a été sous le choc un bon moment », raconte Eve. « Il y a tellement d’entreprises extraordinaires dans la province; on n’en revient pas d’avoir été choisies. Ce bel hommage qui nous est fait, on le doit à notre formidable équipe de femmes compétentes, remplies d’empathie et de chaleur humaine. »

Femmes entrepreneures de demain, osez!

Si elles avaient un seul conseil à donner à une jeune femme souhaitant se lancer en affaires, ce serait d’oser et de foncer. « En tant que femme, on a peur en pensant à toutes nos responsabilités familiales et au temps que nécessite la fondation d’une entreprise. Mais tous les morceaux finissent par tomber en place », insiste Marie-Pierre. « Il ne faut pas permettre à vos craintes de vous empêcher de réaliser vos rêves. Entourez-vous de personnes qui ont confiance en vous. »

Eve et Marie-Pierre ont eu la chance de croiser Manon Pelletier, directrice de comptes chez UNI, alors qu’elles en étaient aux balbutiements de leur projet. « Elle a vraiment cru en nous. Elle partageait nos valeurs et souhaitait que notre projet voie le jour pour aider la communauté. Elle a assurément contribué à l’évolution du Centre. »

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